Couverture
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Informations
Audacieuse invitation
Kathleen O'Reilly
Dernière mise à jour : 29/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-06-2009
Pages
—
Poids
110
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
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Classification
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1.?>Pour la énième fois, Cleo Hollings, première adjointe au maire de New York City, poussa un soupir et consulta l'heure.6 heures du matin. Elle avait besoin de dormir. Un besoin désespéré. Cette grève des transports en commun était en train de la tuer. D'autant qu'elle ne pouvait s'empêcher d'établir un triste parallèle entre les négociations salariales qui restaient au point mort et sa propre vie amoureuse, elle aussi en plein échec.Mais sa vie amoureuse, cela pouvait attendre. Ce dont elle avait le plus besoin, là, c'était de dormir. Après quatre nuits blanches d'affilée, n'importe qui se trouverait dans le même état qu'elle : au bout du rouleau.Juste quelques minutes de sieste, cela ne blesserait personne ?D'un geste ralenti, elle poussa sur le côté l'énorme pile de paperasses entassées devant elle et cala son visage contre le sous-main de son bureau. En deux secondes, elle se laissa happer par le sommeil et s'abandonna à des rêves où l'impossible devenait possible, où des hommes dignes de ce nom faisaient légion...***Arrivé à son zénith, le soleil du désert devenait brûlant, mais à l'intérieur des hauts murs de marbre de l'Hôtel de Ville, l'atmosphère restait fraîche et agréable. Ses fidèles gardes se relayaient pour agiter des palmes devant Cleo et lui offrir les mets les plus savoureux de la côte Est dans de la vaisselle incrustée de diamants. Mais le répit fut de courte durée. Il était temps qu'elle se consacre aux devoirs que lui imposait son titre d'impératrice de l'East River.Au son de trompettes majestueuses, elle s'avança solennellement vers le trône : l'heure était venue de recevoir les doléances de ses sujets.Ses dix mille gardes affichaient une force sereine. Leur uniforme bleu au logo des transports urbains attestait de leur allégeance à leur dirigeante adorée et à leur ville. Ils s'inclinaient un à un sur son passage.Lorsqu'elle fut installée, le regard de Cleo fut attiré par un nouveau venu. Leurs regards se croisèrent, et elle décela un brin de défi au fond de ses yeux.Mais elle n'était pas du genre à baisser les yeux. Cet homme pensait peut-être pouvoir la provoquer, elle qui régnait sur la totalité de New York ?Lentement, son regard noisette ne la quittant pas, l'homme s'avança vers le trône avec autant d'assurance qu'un lion s'approchant de sa proie. Il s'agenouilla devant elle avec une grâce et une aisance athlétiques, mais il n'inclina pas le visage en révérence comme l'usage le voulait. Au lieu de cela, il continua de soutenir son regard d'un air arrogant.Il n'était pas le premier à se présenter ainsi pour la courtiser. Elle était habituée aux belles paroles, promesses brisées et vaines offrandes. Peu d'hommes en ce bas monde étaient capables de la satisfaire. Normal : lorsque l'on s'appelait Cléopâtre, on aspirait à la perfection. Mais l'arrogance manifeste de ce nouveau venu l'intriguait.Elle se redressa d'un air hautain, de manière à lui faire comprendre qui menait le jeu dans l'enceinte impériale.Toujours à genoux, l'homme ne parut nullement impressionné. Les muscles de ses épaules saillaient sous l'étoffe de sa toge, de même que ceux de ses cuisses, non moins attirants.Fascinée, elle demeura impassible malgré son envie d'apprécier de plus près ces échantillons de perfection. Elle régnait d'une main de fer sur son palais, sa ville, son pays, elle ne pouvait se permettre la moindre faiblesse.L'homme leva alors une main, comme pour tenter de la toucher, et l'un des gardes se précipita aussitôt, prêt à brandir son sabre.Tenter d'effleurer l'impératrice sans y avoir été invité était normalement puni d'une mort certaine et imminente. Or, elle ne pouvait tout simplement pas supprimer un aussi superbe spécimen.D'un geste, elle fit signe aux gardes de se retirer.Obéissant instantanément à son ordre, cent paires de bottes résonnèrent à l'unisson.Tandis qu'ils évacuaient la salle, elle admira la chevelure sombre et soyeuse du bel inconnu à ses pieds, humant avec délectation son odeur aussi subtile que virile. Malgré sa position implorante, il conservait au coin des lèvres un demi-sourire arrogant.
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