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Informations
Gustave Courbet un peintre en liberté
Gilles Plazy
Dernière mise à jour : 20/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Le Cherche Midi
Collection
Documents
Série
—
Numéro de série
—
Format
Broché
Présentation
Broché
Parution
23-01-1998
Pages
—
Poids
450
Largeur
15.5
Hauteur
24
Épaisseur
2.5
Classification
Arts & Beaux livres > Histoire de l'art, études > Essais biographiques > Gustave Courbet un peintre en liberté, un peintre en liberté
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Gustave Courbet (1819-1877) est né à Ormans, dans le Doubs. Il est toujours resté fidèle à la Franche-Comté, quoique devenu parisien. Du moins jusqu'au moment où il dût s'exiler en Suisse. En effet, peintre célèbre dans tout l'Europe, il fut rendu responsable de la destruction de la colonne Vendôme sous la Commune. Courbet, peu de temps auparavant, avait appelé à son " déboulonnage ". Il est vrai que, par ailleurs, il s'impliqua nettement dans la Commune de Paris, en devenant une sorte de ministre des Beaux-Arts, après été élu président de la Fédération des artistes. C'est, en fait, à la protection des monuments historiques, et particulièrement des collections du Louvre qu'il se consacra. Parmis les communards, c'était un modéré, tendance Proudhon. Il n'en paya pas moins cet engagement de quelques mois de prison, dès la reprise de Paris par les Versaillais. Plus tard, il fut condamné à payer les frais de rétablissement de la colonne. On lui en voulait, surtout, d'avoir toujours été un artiste engagé dans la gauche républicaine, socialiste et anticléricale, un artiste pour qui l'art se devait d'être politique, un artiste révolutionnaire. Courbet fut très tôt le leader de l'opposition à l'académisme alors que celui-ci ânonait les vieilles recettes allégoriques de la peinture classique et que le romantisme n'en bouleversait gère les règles conventionnelles. Élargissant une troisième voie, qui n'était encore que timidement empruntée (notamment par Millet et Corot) entre celles que balisaient Delacroix et Ingres, il fut le maître du réalisme. Peintre de la nature, des paysages de la vallée de la Loue, de la chasse et des animaux traqués par les chasseurs, il fut aussi un grand portraitiste. C'est surtout par des compositions monumentales (Un enterrement à Ornans, L'Atlier) qu'il se fit remarquer et qu'il heurta la bonne conscience artistique, surtout quand les préoccupations sociales (Les Casseurs de pierre) ou érotiques (Le Sommeil) y étaient flagrantes.
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