Couverture
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Informations
L'écho du secret
Tara Taylor Quinn
Dernière mise à jour : 29/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-05-2010
Pages
—
Poids
212
Largeur
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Hauteur
—
Épaisseur
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Classification
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Chapitre 1 — Rideau dans une minute... quarante-cinq secondes... Sophie Curtis parlait à mi-voix dans le microphone fixé au casque qu'elle portait. Elle se tenait dans le noir, sur la gauche de la scène, et suivait, à l'aide d'un stylo lumineux, le déroulement du spectacle minutieusement consigné sur quatre grandes fiches. Encore trois répliques et... — Baissez les lumières... Rideau. La lourde tenture de velours grenat s'abattit rapidement jusqu'au sol. Tous les danseurs, chanteurs et comédiens se ruèrent sur scène, se bousculant, marmonnant, jurant, pour se retrouver, trois secondes plus tard, parfaitement alignés sur deux rangs, sourire aux lèvres et yeux brillants d'excitation, prêts à saluer leur public. — Lumière. Levez le rideau. Les applaudissements retentirent dans la vaste salle de spectacle de Midwestern University, accompagnés de bravos plus enthousiastes à chaque nouveau salut. La salle était comble — le spectacle avait été donné au profit d'une organisation caritative — et les salves d'applaudissements résonnaient en Sophie comme les vagues d'une mer déchaînée. Les acclamations atteignirent leur comble lorsque Damon Adrian, nouvelle coqueluche du théâtre d'avant-garde et star affirmée du grand écran, s'avança pour saluer. Une minute. Deux. Et ensuite... — Rideau. Coupez les lumières scène. Merci. Sophie retira promptement son casque, le laissa tomber sur l'estrade, et se fraya un chemin à travers la cohue des comédiens jusqu'à la loge des danseurs qu'elle dut traverser dans toute sa longueur avant d'atteindre les toilettes. Puis la cabine la plus éloignée de l'entrée. Où elle vomit aussitôt. * Bizarre comme les carrelages de toilettes se ressemblaient tous... Existait-il une sorte de convention universelle qui voulait que l'on utilise partout les mêmes faïences afin que les gens sachent immédiatement où ils se trouvent et s'y sentent à l'aise ? Ou bien s'agissait-il tout simplement du revêtement le moins cher et le plus résistant à la fois ? Les joints de ce carrelage-ci, pourtant, auraient eu besoin d'être refaits. Mais... — Soph ? Reconnaissant la voix de son amie Annie, Sophie attrapa un morceau de papier toilette, s'essuya de nouveau la bouche, puis en prit un autre pour ses yeux, et se releva. Elle se sentait épuisée. — Oui ? fit-elle. — Hé, tu vas bien ? dit Annie en donnant un petit coup contre la porte. Sophie pouvait apercevoir les baskets bleues de son amie, ses chevilles de danseuse, plantées de l'autre côté de la cabine. — Oui. Ça va, répondit-elle. Un pur mensonge. En réalité, elle était terrorisée. Et dès qu'Annie aurait vu son visage, elle le comprendrait. — Soph ? Ouvre la porte. Voilà que tout recommençait. Exactement comme autrefois. Sophie avait cru qu'elle en avait terminé avec tout ça. Elle l'avait même dit en confidence à Annie la veille au soir. — Sophie... Comment l'inquiétude et l'autorité pouvaient-elles se trouver aussi douloureusement confondues dans une seule expression ? Sophie ne le savait pas. Ne l'avait jamais su. Mais elle en reconnaissait le ton comme si elle était encore l'étudiante de vingt et un ans qui étudiait à Montford University, à Shelter Valley, Arizona, et non pas la productrice de spectacles couronnée de succès qu'elle était aujourd'hui, sept ans plus tard. Et comme la jeune fille d'autrefois, elle ouvrit la porte à l'injonction de son amie. Et ne put croiser le regard de celle-ci. Combien de fois, au cours de toutes ces années où elles avaient travaillé ensemble — Annie avait été la danseuse vedette de tous les spectacles produits et mis en scène par Sophie —, avait-elle dû affronter le regard de son amie, après que celle-ci se fut ainsi enquise d'elle de l'autre côté d'une porte de toilettes ? — Oh, Soph ! Tu m'as dit pas plus tard qu'hier que tout cela était bien terminé. Qu'il y avait des années maintenant que... Sophie releva les yeux pour planter son regard dans celui d'Annie. — Oui, cela faisait des années. — Montre-moi ta main. Les ongles longs de Sophie étaient légendaires, bien qu'elle les portât un peu plus court aujourd'hui que lorsqu'elle était à l'université, et qu'elle eût abandonné les vernis aux couleurs criardes au profit des blancs nacrés et des roses pâles. Elle tendit sa main droite, doigts écartés. Pendant des années, l'ongle de son majeur avait été coupé au ras de la chair, précaution rendue nécessaire par l'habitude qu'elle avait prise de se faire vomir en enfonçant son doigt dans sa gorge. Mais ce soir, il était aussi long que ses voisins, dépassant l'extrémité du doigt d'au moins cinq millimètres. — Il n'est pas plus court, observa Annie. — Je sais. — Alors... — Je ne sais pas ce qui s'est passé, dit Sophie. Elle luttait contre un sentiment de panique — et une quantité d'autres émotions qui, justement, avaient été la cause de l'ensemble de ses problèmes tout au début. Et par la suite.
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