Couverture
image_key: 978/28/50/9782850020445_3d8058420bd7c24c
Informations
L'erreur de Nietzsche
Cyril Noblot
Dernière mise à jour : 08/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Irjs
Collection
Les Humanités du droit
Série
—
Numéro de série
—
Format
Broché
Présentation
Broché
Parution
26-08-2021
Pages
242
Poids
300
Largeur
13.5
Hauteur
21.5
Épaisseur
1.4
Classification
Droit
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
978/28/50/9782850020445_3d8058420bd7c24c
Prenant le contrepied de l’interprétation nietzschéenne plutôt dépréciative du ressentiment, qui cadrait avec un certain souci de défendre les privilèges de l’aristocratie, cet essai suggère une interprétation juridique du ressentiment permettant d’en faire ressortir les aspects positifs.La démarche convie à un parcours en trois étapes.La première conduit de la définition que Spinoza donna de la haine en général au sentiment d’injustice, qui est un motif de haine particulier. La définition de l’injustice, correspondant chez Aristote à des cas de haine donnant lieu à une colère justifiée, permet, à rebours, d’identifier et de déprécier la haine qui ne répond pas à cette définition. Se dévoile ainsi déjà en filigrane le discret génie du ressentiment, grâce auquel le scorpion de la haine retourne contre lui-même son dard venimeux.La deuxième étape chemine du sentiment d’injustice au ressentiment et permet de distinguer, à partir du critère du droit, le ressentiment de l’indignation. Si l’interprétation de Nietzsche approfondissait la distinction entre le ressentiment et l’acquiescement, l’interprétation juridique conduit à souligner la distinction entre le ressentiment et l’indignation, le premier étant au diapason de l’ordre juridique, la seconde en dissonance avec lui.Redéfini comme sentiment du droit et sentiment juridique d’injustice, le ressentiment fait l’objet d’une réhabilitation dans le dernier temps de cet essai qui est aussi l’occasion d’aborder les relations entre droit et politique, droit et science, justice et amour et de réfléchir aux liens entre ressentiment, indignation et droits de l’homme à l’âge démocratique.En intégrant la vision de Jhering, qui faisait de la paix le but du droit et de la lutte le moyen de l’atteindre, en cherchant à corriger « l’erreur » de Nietzsche par Nietzsche, le droit, sous le rapport de ses liaisons avec les affects, pourrait peut-être se définir comme une arme morale, sociale et politique, plongée dans les complexions de la haine, qui sépare le ressentiment de l’indignation, la domination du premier ayant pour effet de modérer ou de subjuguer la seconde.
API (debug)
/api/v1/lookup?ean=9782850020445
Librairies
Outils de recherche:
(liste non exaustive)
Vous constatez une erreur ?
Connectez-vous pour proposer une correction et recevoir 20 crédits MetasBooks après validation.