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Fiche livre

EAN : 9782280842013 · Données disponibles
EAN 9782280842013
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Couverture
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Harlequin Parution : 01-06-2008
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Informations
L'héritière des Mac Dougall
Terri Brisbin
Dernière mise à jour : 08/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Série
Numéro de série
Format
Présentation
Parution
01-06-2008
Pages
Poids
164
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
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Prologue Le onzième jour du mois d'août de l'an de grâce 1308 L'odeur du sang et de la mort planait sur le champ de bataille. Ce triomphe assurait au roi d'Ecosse la mainmise sur l'ouest du territoire qu'il cherchait à obtenir depuis si longtemps, ainsi que l'ascendant sur les seigneurs de guerre des îles. Impatients de lui tendre une embuscade avant qu'il n'arrive à la mer, les Mac Dougall semblaient avoir gravement surestimé la combativité de ses troupes. Campé devant l'homme qui venait de lui donner la victoire en coupant la retraite de l'ennemi, Robert de Bruys, premier du nom — qu'on appelait aussi Roibert a Briuis selon que l'on parlait normand ou gaëlique — arborait un sourire sombre. — Tu connais tes ordres, Sebastian, dit-il. Pars maintenant. Ceux qui t'accompagneront à Dunstaffnage savent ce qu'ils ont à faire et te soutiendront dans tout ce que tu entreprendras en mon nom. Sebastian de Cleish, ?dèle parmi les ?dèles, tourna les talons et s'apprêta à se mettre en chemin. — Mort ou marié avant la nuit, Sebastian ! lui cria le roi. Et je veux des preuves de l'un ou l'autre ! — Entendu, Sire. Marié ou mort ! répondit de Cleish en s'éloignant à grands pas après un bref salut. Robert resta silencieux quelques instants avant de demander à son écuyer de l'aider à se dévêtir. Dunstaffnage et les terres des Mac Dougall seraient à lui avant le coucher du soleil. Ainsi que la ?lle aînée du vaincu, une beauté selon certains, et qu'on appelait la Pucelle de Lorne.1. Les portes étaient fermées, sur son ordre, et malgré la mise en garde du messager lui apportant la nouvelle de la défaite de son père devant Robert de Bruys, elle refusait obstinément de laisser l'envoyé de celui-ci entrer à Dunstaffnage. Sebastian commençait à s'inquiéter de son propre sort si les choses en restaient là, car il devait épouser cette femme avant la nuit ou périr. Avec un soupir exaspéré, il s'approcha d'un des hommes qui encerclaient le château et hocha la tête dans sa direction. Derrière les créneaux des remparts, il pouvait voir la ?lle aînée de John Mac Dougall épier ses moindres gestes. Calmement, il ôta son casque et attendit qu'on apportât leur arme secrète. Son cheval piaffait sous lui, sans doute énervé par l'ambiance fébrile d'avant le combat. Lui-même en ressentait les effets, d'ailleurs, d'autant qu'avec le soleil qui l'aveuglait, il avait du mal à voir son adversaire. Soudain, il se déporta sur sa gauche pour permettre aux assiégés de mieux apercevoir les otages, ce qui causa instantanément un grand émoi sur les remparts. Il regarda Nuala Mac Dougall se pencher au-dessus d'un créneau pour contempler la scène qui se jouait au pied des murs du château et vit distinctement qu'elle s'appuyait à la pierre grise pour ne pas s'effondrer. A sa place, il n'aurait pas pu non plus voir ses cadets enchaînés et traînés devant lui par les hommes de son plus farouche ennemi sans éprouver un désespoir et un sentiment d'impuissance atroces, d'autant que les cris des deux enfants devaient s'entendre à des lieues de là. Nuala Mac Dougall disparut à sa vue un instant, mais reprit bientôt sa place sur la muraille. Sebastian l'entendait bien discuter de la situation avec ceux qui l'entouraient, mais il ne comprenait pas un traître mot de ce qui se disait. En tout cas, tous ne semblaient pas s'accorder sur la marche à suivre. Il se ?t la ré?exion qu'il ne connaissait pas encore le son de la voix de cette femme qu'il devait épouser avant la nuit, car elle lui faisait communiquer ses réponses par un écuyer depuis le premier instant. Cette fois-ci, ce fut elle qui s'enquit : — Quelles sont vos conditions ? Sebastian éclata de rire avant de répondre : — Mes conditions ? Ouvrez les portes si vous tenez à la vie de ces deux lurons. Et ne tardez pas, car en ce cas, je ne les épargnerai pas, même si vous cédez. Je suis las et de méchante humeur, je vous en préviens, et si vous m'obligez à me battre encore, vous en subirez les conséquences. Le temps sembla suspendre son cours un instant. Tous attendaient la réponse de la jeune femme, quoique Sebastian ne doutât pas une seconde qu'elle ?nirait par se rendre. Le frère et la sœur de celle-ci l'en avaient persuadé durant le trajet jusqu'au château, expliquant qu'elle les protégeait toujours comme une louve ses petits depuis leur plus tendre enfance et qu'elle devait se sentir affreusement coupable de les avoir jetés dans la gueule du loup en croyant les aider à s'échapper du piège de Dunstaffnage. Sebastian disait la vérité cependant : il se sentait épuisé et voulait sincèrement que tout cela ?nisse vite, ne souhaitant rien tant désormais que de prendre un bon bain chaud pour se laver du sang et de la boue putride qui recouvraient son corps. Bien sûr, malheureusement, et en fonction de ce que dirait cette pucelle, il aurait peut-être avant de se glisser dans l'eau bienfaisante une tâche très désagréable à accomplir...
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