Couverture
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Informations
La belle audacieuse
Betina Krahn
Dernière mise à jour : 29/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
—
Numéro de série
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Format
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Présentation
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Parution
01-04-2010
Pages
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Poids
110
Largeur
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Hauteur
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Épaisseur
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Classification
Littérature & Essais littéraires > La belle audacieuse
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1.?>Angleterre, région des lacs, 1887 — Tout ce que je souhaite, c'est qu'on me laisse mener ma vie et mes affaires en paix. Est-ce trop demander ? s'exclama Maria Eller en resserrant un peu plus contre elle les pans de sa cape, alors qu'elle se dirigeait, sous une pluie froide et drue, vers l'auberge Eller-Stapleton.Il y avait au moins une bonne douzaine de choses qu'elle aurait préféré faire par une pluvieuse soirée d'octobre comme celle-ci... de préférence au coin d'un bon feu.— Dépêchez-vous, miss ! s'écria le jeune garçon qui la précédait, une lanterne à la main, s'arrêtant un instant pour lui permettre de le rejoindre. Papa dit qu'ils risquent de tout casser.— Mieux vaudrait pour eux qu'ils s'en abstiennent ! déclara-t-elle d'une voix qu'elle aurait voulue plus assurée.D'un geste de la main, elle fit signe au jeune garçon de continuer à avancer sur l'allée qui conduisait de son domicile à son auberge, puis, saisie par le froid, elle enfouit ses mains glacées dans les poches de sa cape.— Ces vitres m'ont coûté une fortune. S'ils s'avisent de détruire quoi que ce soit...Eh bien ? Que ferait-elle ? Elle les réprimanderait ? Les enverrait au lit sans dîner ? Que diable pourrait-elle bien faire contre un groupe d'hommes en pleine beuverie et visiblement prêts à tout casser ?L'hôtel Eller-Stapleton, une halte pour les voyageurs en direction du nord du pays, se trouvait en pleine campagne, à des kilomètres de la première ville ou d'un poste de police. En temps ordinaire, c'étaient ses employés et elle qui prenaient en main tous les problèmes pouvant survenir. Grâce à son regard acéré, ses bras musclés, et son vieux mousquet, Carson, son intendant fort dévoué, savait faire régner l'ordre en toutes circonstances.Ce soir, hélas, la situation semblait lui échapper.Cela devait vraiment être terrible !Prenant une profonde inspiration, Maria franchit les derniers mètres de la cour arrière et pénétra dans l'auberge par la porte de la cuisine. Elle prit un instant pour rassembler ses pensées, tandis que sa longue cape dégoulinait sur le vieux carrelage usé. Ses employés étaient réunis autour de la cheminée, à l'autre bout de la cuisine. En la voyant arriver, chacun sembla soulagé par sa présence, sauf Carson, qui paraissait toujours soucieux.— Depuis quand avez-vous besoin d'aide pour vous occuper de quelques gentlemen avinés ? demanda-t-elle en essuyant les gouttes de pluie qui mouillaient son visage.— Ces vauriens ont voulu s'amuser avec Nelly, expliqua Carson en désignant d'un geste de la main la cuisinière et l'une des serveuses, qui enlaçaient la jeune Nelly Jacobi pour la réconforter.La femme de chambre était d'une pâleur extrême, et ses yeux semblaient rougis.— Ils l'ont attrapée et ont commencé à essayer de l'embrasser, comme s'ils avaient des droits sur elle ! grommela Carson.Il avait l'air furieux, et son visage habituellement jovial révélait toute la tension qui s'était emparée de lui.— Je me serais volontiers occupé d'eux, miss, sauf que...Carson s'interrompit un instant, comme s'il cherchait ses mots, ou comme si les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche.— Eh bien, reprit-il enfin, j'ai remarqué des armoiries sur la tabatière de l'un de ces messieurs. Et mon fils dit qu'il a vu un blason sur leur attelage.Maria poussa un soupir. Des gentilshommes de noble famille, qui, bien sûr, se croyaient tout permis !— De qui s'agit-il ? N'ont-ils pas donné leurs noms ?Selon la loi, chaque client devait décliner son identité et signer un registre avant d'obtenir une chambre.— Oh que si, ils ont donné leurs noms, s'exclama Carson en s'emparant du grand registre à la couverture de cuir. Seulement, il s'agit de faux noms !— Jack le Corsaire... Union Jack... Jack le Malin, Jack le Lutin et Jack le Pirate, lut Maria à voix haute. Je vois que nos visiteurs ont le sens de l'humour.Hélas, la situation en était d'autant plus préoccupante. Pas d'identité... pas de responsabilités. A l'évidence, ses clients, quels qu'ils soient, avaient bien l'intention de se comporter ce soir comme si tout leur était dû.Comme elle détestait ce genre de situation ! Loin de chez eux, de tels hommes se croyaient toujours tout permis et se laissaient aller à d'odieux comportements qu'ils ne se seraient jamais permis chez eux. Dans leurs fiefs, ils menaient certainement des vies exemplaires.
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