Couverture
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Informations
La comtesse des Highlands
Harlequin
Dernière mise à jour : 08/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
&h
Série
—
Numéro de série
—
Format
Poche
Présentation
—
Parution
01-06-2009
Pages
437
Poids
462
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
Littérature & Essais littéraires > Romans > Romans étrangers > La comtesse des Highlands
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1?>Château Lennox, sur l'île d'InchmurrinLoch Lomond, Ecosse, 1741On dit volontiers que les Ecossais ressemblent à leurs paysages.Si cela était vrai, alors les quatre filles d'Alasdair, lord Errick, dix-huitième comte d'Errick et de Mains, eussent été aussi placides et calmes que les eaux lentes et tranquilles de la rivière Leven, dont le nom dérive précisément du gaélique llevyn, qui signifie lent.Tel n'était pas le cas.En vérité, les quatre jeunes filles du comte Alasdair n'évoquaient pas du tout la rivière qui serpentait paresseusement entre de molles collines avant d'aller se perdre dans le loch Lomond aux rives si belles. Elles rappelaient plutôt le paysage tourmenté des montagnes tailladées de gorges, qu'on trouvait à l'extrémité septentrionale du loch ; elles rappelaient les cascades tumultueuses et les cours d'eau impétueux que les poètes se sont tant plu à décrire.Impétueux, le torrent tout juste né Fracasse son berceau de rochers. Les filles d'Alasdair révéraient la mémoire de Duncan, quatorzième comte, qui, en 1390, avait abandonné la forteresse de Balloch, sur la rivière Leven, pour s'installer dans le nouveau château qu'il avait fait construire sur l'île d'Inchmurrin, non seulement pour échapper à l'épidémie de peste qui ravageait alors le pays, mais aussi parce qu'il estimait cette place plus sûre en cas d'attaque. Il était loin d'imaginer que, presque quatre cents ans plus tard, ses lointaines descendantes le loueraient encore pour avoir choisi cette île, la plus belle, la plus grande, idéalement située dans la partie méridionale du loch, pour y construire le nouveau château Lennox.Voilà pourquoi Alasdair, lord Errick, et sa famille vivaient là, à l'abri des murs fortifiés de leur immense maison. Voilà pourquoi ils ne quittaient guère leur beau domaine, leur chère île isolée du monde, qui s'appelait Inchmurrin.En plus de ses quatre filles, Claire, quinze ans ; Kenna, quatorze ; Greer, treize ; Briana, la cadette de dix ans, le comte était aussi le père de trois fils : Breac, dix-neuf ans ; Ronaln, dix-sept ; Kendrew, douze. En ces temps troublés par les forfaitures, les complots et les meurtres, la progéniture du comte coulait une enfance heureuse dans le territoire d'Inchmurrin borné de tous côtés par les eaux. Protégés et choyés par leur père, le puissant comte et chef de l'antique clan Lennox, ces enfants ignoraient tout du monde et de ses perfidies.Quand ils atteignirent l'âge adulte, les fils premier-nés, Breac et Ronaln, commencèrent à quitter l'île pour accompagner le comte. Celui-ci s'appliquait particulièrement à l'éducation de son aîné Breac, seigneur en titre de Lennox, destiné à devenir un jour le dix-neuvième comte d'Errick et de Mains. Le comte ne négligeait pas pour autant Ronaln, il lui dispensait les enseignements qui feraient de lui un homme digne de ce nom.Pendant ce temps, les filles du comte continuaient à mener une existence insouciante sur leur île enchanteresse, leur paradis de deux miles de long sur trois quarts de large qu'elles étaient libres d'explorer à leur guise sous les regards vigilants de leur gouvernante, Aggie Buchanan, et de Dermot MacFarlane, les deux personnages qui les accompagnaient en toutes circonstances.Au moment où commence ce récit, elles étaient en train de se frayer un chemin dans les épais bosquets de rhododendrons qui poussaient autour de l'abbaye Saint-Murrin, fondée au VIIe siècle, et d'où l'île tout entière tirait son nom.Il soufflait ce jour-là une petite brise fort agréable. L'épais feuillage filtrait la lumière. Un cerf qui buvait au bord du lac leva soudain la tête et l'eau ruissela de son museau. Il huma la brise pour la goûter puis se retourna et escalada lentement la rive escarpée à cet endroit. Quand il eut atteint l'endroit le plus élevé, il frappa le sol de son sabot et respira avec force, les narines frémissantes.De nouveau, il donna de son sabot sur le sol. Il renifla avec bruit, baissa la tête et agita dans tous les sens ses bois encombrants, comme pour défier un ennemi invisible.Les feuilles se mirent à bruire.Une branche craqua.De quelque part à l'intérieur de la pénombre qui régnait dans les buissons partit un rire strident, et ce fut comme si les rhododendrons eux-mêmes eussent laissé éclater leur joie.
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