Couverture
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Informations
La fille de l'assassin (Harlequin Mira)
Metsy Hingle
Dernière mise à jour : 08/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
&h
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-01-2008
Pages
423
Poids
430
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
Littérature & Essais littéraires > Romans et nouvelles de genre > La fille de l'assassin (Harlequin Mira), roman
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En mémoire de ma bien-aimée tante Doris, dont l'affection vit toujours dans le cœur de ceux qui l'ont connue.Prologue — Il ne s'agissait pas d'un suicide. Tess Abbott prêtait une oreille distraite à son interlocutrice, tout en relisant son texte pour le journal télévisé de midi. Elle fit passer le téléphone dans sa main gauche et souligna les statistiques alarmantes concernant les interventions de chirurgie esthétique pratiquées sur des adolescents — le sujet de sa dernière enquête. — Vous avez entendu ce que j'ai dit ? insista la femme d'une voix suppliante qui accentuait son accent traînant du Sud. Ce n'était pas un suicide. On l'a assassiné. Du coup, Tess leva les yeux de ses notes. — Mais de qui parlez-vous ? — De votre père : Jody Burns. Tess se figea. Deux mois plus tôt, son père s'était suicidé dans sa cellule. La nouvelle avait déchaîné les médias, en particulier les journaux à scandale, toujours avides de sordide. Pendant plusieurs semaines, les paparazzi l'avaient assaillie, surgissant de nulle part au moment où elle s'y attendait le moins. Ils n'avaient pas hésité à la guetter à la sortie de Channel 7 ni à faire le pied de grue devant son appartement de la banlieue de Washington D.C. Ils étaient allés jusqu'à harceler son grand-père devant les marches du Capitole. La mort d'un homme qui avait tué, vingt-cinq ans plus tôt, la fille unique d'un puissant sénateur du Mississippi, sénateur qui se battait pour le durcissement des peines, c'était un scoop. En tant que journaliste, elle comprenait que les médias se soient emparés de l'affaire. Mais l'enfant en elle — cette petite fille qui avait perdu ses deux parents en une seule nuit — avait souffert de voir sa vie privée offerte en pâture au public. Elle croyait que le battage autour du suicide de Jody Burns était enfin terminé, et voilà qu'aujourd'hui, cette femme la replongeait dans le drame. — Ecoutez, lui dit-elle, j'ignore pour qui vous travaillez et à dire vrai, je m'en fiche. Je vous répondrai ce que j'ai répondu à vos confrères : pas de commentaire. — Mais... Elle lui coupa la parole sans ménagement. — Laissez-moi tranquille, ou je porte plainte pour harcèlement contre vous et votre employeur. — Attendez ! S'il vous plaît ! Ne raccrochez pas ! Je ne suis pas une journaliste, je le jure ! La voix de la femme contenait une sorte de supplique qui piqua la curiosité de Tess. Elle hésita une seconde, puis lâcha : — Très bien. Dans ce cas, qui êtes-vous et que voulez-vous ? — Je suis... Enfin, j'étais une amie de votre père. Jody ne s'est pas suicidé, comme on voudrait le faire croire. On l'a assassiné pour l'empêcher de parler, et ensuite on a maquillé le meurtre en suicide. Tess serra les paupières pour lutter contre les images qui défilaient devant ses yeux — une petite fille se réveillait d'un cauchemar en pleurant, elle entrait dans une pièce sombre, elle découvrait son père agenouillé près du corps ensanglanté de sa mère. Elle parvint à articuler : — Les ragots sur la mort de Jody Burns ne m'intéressent pas. — Mais c'était votre père ! — J'ai cessé de le considérer comme mon père la nuit où il a tué ma mère, rétorqua froidement Tess. Elle refusait de s'émouvoir lorsqu'on évoquait devant elle l'homme qu'elle avait autrefois appelé « papa ». — Il ne l'a pas tuée. Tess était bien placée pour savoir que Jody Burns était coupable. Quand elle l'avait surpris, il tenait l'arme du crime à la main : un serre-livres avec lequel il avait défoncé le crâne de sa femme. Elle s'apprêtait à répondre vertement lorsqu'on frappa à la porte de son bureau. — Tess..., dit Jerry Wilson en passant la tête dans l'embrasure. C'est à toi dans quinze minutes. — J'arrive ! Elle attendit qu'il soit reparti pour reprendre la conversation. — Il faut que je vous laisse, dit-elle sobrement. Cet intermède l'avait un peu calmée. — Mais... Et votre père ? — Après tout, il n'a eu que ce qu'il méritait, répondit-elle d'un ton sec. C'était exactement ce qu'avait dit son grand-père en apprenant la mort de Burns... — Et c'est ce que pensent pas mal de gens, ajouta-t-elle. — Eh bien, ils ont tort ! Jody Burns n'était pas l'assassin de votre mère. — Il me semble qu'un jury de cour d'assises en a jugé autrement. — Les jurés ont commis une grave erreur, et votre père était sur le point de le prouver. C'est pour ça qu'on l'a tué. Jerry frappa de nouveau à la porte. — Tess ? — Je viens ! répondit-elle. Elle aurait dû tout de suite raccrocher au nez de cette hystérique. Elle allait bientôt passer à l'antenne, et elle avait besoin de se concentrer. — Il faut vraiment que j'y aille, répéta-t-elle. — Vous n'avez pas l'intention de faire quoi que ce soit, si je comprends bien ?
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