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Fiche livre

EAN : 9782280285384 · Données disponibles
Couverture
Couverture
Poche Harlequin Parution : 01-01-2013 311 pages
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Informations
La saga des O'Neil 3 - Briana la rebelle
Ruth Ryan Langan
Dernière mise à jour : 29/03/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Prelud'
Série
La saga des O'Neil
Numéro de série
Format
Poche
Présentation
Poche
Parution
01-01-2013
Pages
311
Poids
212
Largeur
11.7
Hauteur
18
Épaisseur
1.9
Classification
Romance > Romans d'amour, romans sentimentaux > La saga des O'Neil, 3, Briana la rebelle
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Prologue Irlande, 1564 — Oh, milord ! Venez vite ! La jeune domestique s'appuya contre le chambranle de la porte, tout essoufflée, le regard affolé. — Bri... Briana ! Gavin O'Neil dressa la tête et fronça les sourcils. — Qu'y a-t-il, Adina ? — Elle a été blessée, milord. — Blessée ? Dieu du ciel ! La femme de Gavin, Moira, s'était levée, la main sur la gorge. — Oui, milady. Par l'épée d'un soldat anglais, sur la foi de ce que l'on m'a dit. Un garçon du village est venu en courant pour nous annoncer la nouvelle. Ses camarades la ramènent au château. Prestement, Gavin boucla son ceinturon et traversa la chambre, le fourreau de sa rapière battant contre sa jambe. A la porte, il se retourna brièvement et échangea un regard avec sa femme. — Fais préparer ce qu'il faut pour la soigner. Moira hocha la tête. — Adina, de l'eau chaude et des linges propres ! Et que la cuisinière apprête une décoction de laudanum pour la douleur. Ah ! et puis envoie quelqu'un quérir mes fils et belles-filles. Gavin était déjà dans le hall du château et elle dut courir pour le rejoindre. Une lueur meurtrière brillait dans le regard du seigneur de Ballinarin. — Au diable ces maudits Anglais ! marmonna-t-il en ouvrant la porte sur la cour. Si jamais Briana est blessée grièvement, je les tuerai tous de ma propre main. Suivi par Moira, il parcourut la cour d'honneur au pas de charge et mêmement franchit le pont-levis. Un long cortège montait lentement vers la vieille forteresse féodale. A sa tête marchait un solide gaillard qui portait dans ses bras le corps inerte d'une jeune fille. Le cœur de Gavin cessa de battre. — Seigneur Dieu ! Plus blême qu'une lune d'octobre, il courut à la rencontre du cortège. Avisant leur seigneur, les villageois s'arrêtèrent et ôtèrent respectueusement leurs chapeaux. — Ah ! Briana ! Briana ! s'écria-t-il en prenant dans ses bras le corps inanimé et ensanglanté. Lorsque Moira le rejoignit, il était agenouillé dans l'herbe et berçait la jouvencelle, comme au temps où elle n'était qu'un enfançon. Entre-temps, ses fils et leurs épouses avaient été prévenus. Rory et sa femme, AnnaClaire, arrivèrent les premiers, conduits par Innis, leur fils adoptif ; puis Conor et Emma. En découvrant l'état de Briana, ils s'immobilisèrent brusquement. L'angoisse noua leur gorge et les empêcha de rien dire. — Qui a fait cela ? s'enquit Gavin d'une voix rendue rauque par l'émotion. — Cela peut attendre, Gavin. Moira prit le pouls de la jeune fille et poussa un soupir de soulagement. Le cœur battait régulièrement. Eut-elle perdu beaucoup de sang, ses blessures n'étaient peut-être pas fatales. — Viens. Nous serons mieux à l'intérieur pour la soigner. Gavin opina du chef et, se redressant, revint à pas lourds vers le château, suivi par les membres de sa famille et par le cortège lugubre des villageois. Il avait l'impression qu'une chape de plomb s'était abattue sur ses épaules. Il n'avait pas de biens plus précieux que ses enfants et Briana occupait une place à part dans son cœur — parce qu'elle était la plus jeune et parce qu'elle était sa seule et unique fille. Les domestiques attendaient en silence dans la grande salle du château. La première émotion passée, Moira recouvra toute son énergie. — Viens m'aider, Adina, ordonna-t-elle. Nous ne serons pas trop de deux pour panser les blessures de Briana. La jeune domestique approcha, un peu intimidée, mais pleine de bonne volonté. Elle avait les larmes aux yeux et tous les autres domestiques partageaient son émotion, car Briana, avec son tempérament de feu, était un peu leur enfant — une enfant chérie et gâtée à l'égal d'une princesse. Sa présence était un remède à la monotonie ; personne comme elle ne savait répandre autour d'elle une franche gaieté. — Dépose-la ici, devant le feu, Gavin, reprit Moira en indiquant à son mari une méridienne, auprès de la cheminée. Je vais examiner son épaule, qui, apparemment, est la source de tout ce saignement. Armée d'une paire de ciseaux, elle tailla dans la manche et dans le corsage de sa fille. Puis elle trempa un linge propre dans la cuvette et, très doucement, nettoya les pourtours de la blessure. — La plaie impressionne mais n'est pas très profonde, dit-elle au terme de quelques instants. Point ne sera nécessaire de recoudre, la nature y pourvoira. Un pansement bien serré devrait suffire. Gavin la regardait œuvrer en silence. Peu à peu, au fur et à mesure que son alarme se dissipait, une autre humeur l'envahit — pour finalement le submerger. Il se retourna bientôt vers les villageois, les yeux étincelant de fureur. — Maintenant, vous allez tout me dire. Qui a fait cela ? — Un groupe de soldats anglais, milord, répondit un jeune paysan. Ils sortaient de la taverne. — Combien étaient-ils ? Avant même de connaître les faits, Gavin ne pouvait se garder d'éprouver une haine farouche à l'égard de tous les Anglais. Il avait passé sa vie à combattre les bandes de soudards qui, sous prétexte de maintenir l'ordre, mettaient l'Irlande en coupe réglée. Quand ils passaient dans un village, rien ni personne n'échappait à leur sauvagerie, pas même les femmes et les enfants. D'horrifiques récits colportaient leurs méfaits.
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