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Fiche livre

EAN : 9791091902496 · Données disponibles
EAN 9791091902496
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Broché Fario Parution : 21-11-2018 180 pages
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Informations
La tombe est dans la cerisaie
Arnold Daghani
Dernière mise à jour : 13/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Fario
Collection
Fario Editions
Série
Numéro de série
Format
Broché
Présentation
Poche
Parution
21-11-2018
Pages
180
Poids
335
Largeur
14.2
Hauteur
20.5
Épaisseur
2.1
Classification
Littérature générale > Récits
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Image key
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Le journal du peintre Arnold Daghani, La tombe est dans la cerisaie, fut publié en roumain en 1947. Il paraît pour la première fois en français dans une traduction à la fois de l’allemand et du roumain de Philippe Kellmer, ami d’enfance puis à Paris de Paul Celan, l’un des rares compagnons de déportation de Daghani ayant survécu. Ce livre constitue un témoignage essentiel de la déportation des Juifs de Bucovine et de Bessarabie en Transnistrie, région d’Ukraine annexée par la Roumanie pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1941 à 1944. Il s’agit un document décisif mettant à jour l’un des aspects de la Shoah aujourd’hui encore méconnu bien qu’il soit cité par Matatias Carp, dans son livre Cartea Neagra, Le Livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie. Arnold Daghani y évoque le camp de Mikhaïlovka entre 1942 et 1943. Ce camp, où ont été assassinés, parmi mille autres victimes juives, les parents de Paul Celan et la poétesse Selma Meerbaum, fait partie des multiples lieux de déportation installés le long du Boug, fleuve de l’Ukraine alors occupée par les Allemands. Les déportés juifs, avant d’être exterminés, y travaillaient pour l’organisation Todt (organisme de génie civil et militaire au service du Troisième Reich nazi sur l’ensemble des territoires occupés pendant la Seconde Guerre mondiale) à la construction de la route militaire stratégique pour l’approvisionnement de l’armée allemande longue de deux mille kilomètres et connue sous l’abréviation DGIV. Elle reliait Lwów (alors polonaise) au sud de l’Ukraine. Le Journal de Daghani, qui livre des données factuelles terrifiantes, est écrit dans une tonalité qui confère au Mal l’aspect d’une banalité absolue aux conséquences quotidiennes implacables. Il se termine par le récit haletant de l’évasion de Daghani et de sa femme, Anisoara. Arnold Daghani, né Arnold Korn le 22 février 1909, à Suczawa en Bucovine (empire austro-hongrois – aujourd’hui Suceava en Roumanie) d’un couple de Juifs germanophones, est un artiste peintre. Le 27 juin 1940, il épouse Anisoara Rabinovici à Bucarest. Vivant à Czernowitz, les Daghani sont déportés le 7 juin 1942 vers la Transnistrie puis à Ladyjin, près du fleuve Boug. Ils y sont raflés le 18 août et conduits par la SS dans le camp de Mikhaïlovka en Ukraine. Les Daghani restent un an à Mikhaïlovka, puis parviennent à s’échapper avant que le camp ne soit liquidé par les nazis. Après la libération du ghetto de Berchad où ils ont trouvé refuge, les Daghani se rendent à Bucarest, où ils sont restés de mars 1944 à décembre 1958. C’est là que Daghani a réussi à publier, en 1947, son journal de camp, sous le titre Groapa este in livada de vişini (La tombe est dans la cerisaie). En décembre 1958, les Daghani obtiennent enfin l’autorisation de quitter la Roumanie. Ils ont ensuite vécu en Israël, en Suisse, en France et en Angleterre où Arnold Daghani est mort le 6 avril 1985 à Hove (près de Brighton) huit mois après sa femme.
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