Fiche livre
EAN : 9782912222756
· Données disponibles
Informations
Livre-Journal 1921
Ferdinand Bac, Lawrence Joseph
Dernière mise à jour : 10/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Claire Paulhan
Collection
Pour Mémoire
Série
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Numéro de série
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Format
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Présentation
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Parution
24-01-2022
Pages
368
Poids
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Largeur
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Hauteur
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Épaisseur
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Classification
Littérature générale > Biographies, Mémoires > Journal intime
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Image key
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Avec son Livre-Journal commencé au lendemain de la Grande Guerre, Ferdinand BAC entend faire, comme Saint-Simon, œuvre historique et léguer un « précieux document pour l’état d’esprit des temps présents ». En cette année 1921, ces pages proposent ce qu’on ne trouve nulle part ailleurs relaté avec tant d’acuité : l’atmosphère de la très haute société française, alors déliquescente. Passent ainsi les rois, les reines, les princes, les princesses, les représentants de l’ancienne et de la nouvelle noblesse, les hommes politiques, les diplomates, les industriels, les créateurs, les hommes de lettres (et leurs amantes et amants, leurs vieilles passions et leurs écarts supposés)…Ayant ses entrées partout, Ferdinand Bac est un fin observateur, qui s’en tient à une forme de morale fataliste : « Tous les artistes, penseurs, écrivains, ont été attirés dans le monde, gâtés par les belles dames et hospitalisés dans les meilleures maisons. Je ne fais pas exception. Je fais mon métier, voilà tout, comme tous mes illustres prédécesseurs. Qu’on m’en cite un qui n’ait pas fait ce que je suis condamné à faire, c’est-à-dire circuler dans la Société, s’y montrer aimable parmi les gens aimables. » (24 septembre 1921). Et le voici en visite dans d’extravagantes villas de la Riviera, d’imposants hôtels particuliers et châteaux d’Île-de-France. Mais la nostalgie gagne son esprit, qui se souvient du Paris de sa jeunesse, se plaint de « l’appauvrissement des qualités de sentiments dans la Société » et raille la vulgarité des nouvelles couches sociales et des riches étrangers venus redorer les blasons de la noblesse française. Il s’inquiète aussi de la complexe négociation sur les « réparations » allemandes : « Je me détache […] de la brutale et stérile actualité qui piétine sur place et qui piétine tout ce que nous avons aimé », constate-t-il le 22 juin. Il se réfugie alors au musée du Louvre, au parc de Versailles ou sur les hauteurs de Menton, où il met en œuvre sa propre synthèse de la beauté méditerranéenne, en restaurant le domaine des Colombières.
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