Couverture
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Informations
Logoscopie
François Laplantine
Dernière mise à jour : 11/02/2026
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Fiche complétée
Éditeur
De L Incidence
Collection
—
Série
—
Numéro de série
—
Format
Broché
Présentation
Poche
Parution
18-10-2024
Pages
137
Poids
148
Largeur
12.1
Hauteur
17
Épaisseur
1
Classification
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Image key
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Ce livre n’a pas de centre. Il chemine librement entre trois langues – le portugais du Brésil, le japonais et le français – ainsi qu’entre plusieurs modes de connaissance : la traduction, l’anthropologie, la création artistique. Ce qui lui donne son impulsion et constitue son fil directeur est l’expérience de traduire c’est-à-dire de transformer une langue en une autre et, à travers ce processus, de se transformer soi-même. Aucune langue, aucune culture ne peut être considérée comme la mesure des autres mais chacune à l’aptitude de résonner et de se réverbérer dans une autre mais surtout de se transformer non seulement en une autre mais dans toutes les autres. Néanmoins le langage est une infime partie de la vie psychique et de la vie sociale. Si l’expérience du multilinguisme permet de nous décentrer, elle ne nous décentre que partiellement car elle peut donner lieu à une autre forme de logique du centre : le logocentrisme et le scriptocentrisme. Nous devons prendre en considération les différents modes non langagiers de notre rapport au réel (par la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat, le toucher sans oublier le geste) mais aussi leur élaboration et leur réorganisation dans un certain nombre de formes artistiques. Loin de rechercher une synthèse entre ces différents modes d’appréhension mais aussi de transformation du réel, il convient d’être d’abord particulièrement attentif aux tensions. Ces dernières se jouent (au sens musical, théâtral, artisanal) entre les sons et les images, entre l’écrit (aujourd’hui déclinant), l’écran, la toile (aujourd’hui ascendante et triomphante), la scène et la salle. Alors que nous avons l’habitude de distinguer le regard comme acte exclusivement visuel et l’écoute de la parole qui, elle, est invisible, le théâtre montre qu’il est possible de regarder la voix et d’écouter le geste. Valère Novarina invente le terme logoscopie qui réunit le langage (logos) et le regard (scopé). Tout ce qu’au fil de ces pages l’auteur tente de dire (en portugais, en japonais mais évidemment surtout en français) aurait pu être dit autrement. Les expériences dont il est question sont d’une telle complexité qu’elles ne peuvent pas être dites en une seule langue, d’une seule manière, en une seule fois.
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