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Fiche livre

EAN : 9782917751947 · Données disponibles
EAN 9782917751947
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Isabelle Sauvag Parution : 15-05-2018 102 pages
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Informations
Parole, personne
Malaprade, Anne
Dernière mise à jour : 11/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Isabelle Sauvag
Collection
Présent (im)par
Série
Numéro de série
Format
Présentation
Parution
15-05-2018
Pages
102
Poids
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
Littérature générale > Poésie > Poésie contemporaine
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Image key
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D’emblée Parole, personne, se rapporte à la langue, aux mots, au(x) corps qui les portent : personne portant parole, Parole nom propre. 19 poèmes en prose en première partie (« Négatif, inspiration ») précèdent 19 poèmes versifiés en seconde partie (« Tirage, expiration »), aux titres semblables mais « retournés » de 19 à 1, et ce sont « 19 photos » d’un « album » où les deux versions se tiennent « comme les deux visibles d’une image ». Respirer : vivre. Passer du Livre abstrait, majuscule, au livre-recueil, développer des négatifs. Et de fait, encore, Anne Malaprade s’expose, prend un risque, on le saisit dès le premier texte : « Genèse : anne année zéro » (« moi dévore je qu’un tu déshabille »). Mais si c’est d’elle qu’elle part, c’est de la multitude de ses corps (« corps noir de l’inconscient »), d’enfant, de fille, de mère, d’épouse, d’amante, qui donne une pluralité à la voix, et c’est bien un chœur de femmes qui se dessine ici alors. Convoquant les grandes tragiques, récitant (crachant ?) les textes de la Loi masculine (L’Écclésiastique), qui assujettissent la femme à l’homme — « l’ordre du pluriel ordonné », elle tente de s’autoriser un « singulier ordonnant », dans cette « amitié adultérine une filiation rouge féminine ultra-sanguine », avec « toutes les filles enveloppées dans le manteau du père ». Un livre d’une grande force, « Un geste vulnérable par lequel le présent plus jamais ne liera notre passé. Je coupe les fils, ses fils, ses filles, je raye les enfants, efface les ancêtres ». Servi par une écriture nerveuse, tendue, et d’autant plus remarquable qu’elle réussit le contrepoint prose et poème avec une grande justesse, sans que l’une éclipse l’autre.
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