Couverture
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Informations
Si tu savais...
Muriel Jensen
Dernière mise à jour : 08/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-07-2008
Pages
—
Poids
246
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
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Classification
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Chapitre 1 — Randy Sanford ? L'homme était en train de laver au jet une ambulance rouge et blanc dans l'allée de la caserne des sapeurs-pompiers, en chantant en playback Va Pensiero sur la voix de Russel Watson, qui fusait à fond de l'autoradio. Il leva le doigt dans un geste qui signi?ait « juste une minute », puis traversa l'allée pour aller couper l'eau. Paris O'Hara dut se faire violence pour ne pas rebrousser chemin. Elle ne voulait pas se montrer grossière ni froisser l'amour-propre de Randy Sanford, mais mieux valait mettre carrément les choses au clair avec lui. Si seulement Addy Whitcomb ne s'était pas, une fois de plus, mêlée de ce qui ne la regardait pas ! Elle et son incorrigible penchant à vouloir faire le bonheur de tous les hommes célibataires qui travaillaient à la Whitcomb's Wonders, la « merveilleuse » entreprise de son ?ls, en essayant de les caser avec toutes les jeunes femmes seules de Maple Hill ! Sans Addy, une chose était certaine : elle ne se retrouverait pas à présent dans ses petits souliers à devoir aborder cet homme qu'elle ne connaissait même pas ! C'était son amie Mariah Trent qui lui avait désigné Randy Sanford lors d'une kermesse d'école. Râblé et légèrement corpulent, il lui était apparu comme le boute-en-train de la fête. Tout le petit groupe assemblé autour de lui avait l'air d'apprécier chacune de ses blagues. A ce moment-là et s'il lui avait alors paru un peu plus sérieux, elle aurait pu céder à l'insistance d'Addy et accepter de lui être présentée. Mais aujourd'hui, étant donné les circonstances peu réjouissantes de sa vie, ce n'était vraiment pas une bonne idée. Quand l'homme se redressa, après avoir tourné le robinet, elle lui tendit la main. — Randy Sanford ? répéta-t-elle en criant pour couvrir le vacarme de la musique. Bonjour... Je m'appelle Paris O'Hara. Nous n'avons jamais été présentés of?ciellement, mais vous devez être au courant qu'Addy Whitcomb cherche à nous réunir depuis des mois. Elle est tellement persuadée qu'un homme ne peut être heureux sans une femme, et vice versa, qu'elle se refuse à comprendre qu'on puisse ne pas souhaiter béné?cier de ses... Comment dire ? C'est un peu gênant... En?n, vous comprenez... Je suis désolée qu'elle vous ait mêlé à ses manœuvres. Ce n'est pourtant pas faute de le lui avoir répété... Comme il l'observait bouche bée, se demandant visiblement où elle voulait en venir, la jeune femme remarqua qu'il avait de beaux yeux, un visage très doux et, même si elle n'adorait pas sa coupe de cheveux militaire, elle devait reconnaître que celle-ci lui allait bien. Comme il faisait le tour de l'ambulance pour se pencher par la fenêtre ouverte et éteindre la musique, elle le suivit machinalement. Inquiète qu'il ait pu mésinterpréter ses paroles et s'en vexer, elle s'empressa d'ajouter : — Non pas que j'aie personnellement quoi que ce soit à vous reprocher... J'ai d'ailleurs cru comprendre que vous aviez fait autant d'efforts que moi pour résister aux pressions d'Addy. Le jour où j'ai remplacé un chauffeur de car malade, pour conduire les CM1 à Boston, et que, rentrée épuisée à la maison, je ne me sentais pas le courage de me rendre à son dîner, où je savais que vous seriez, ni d'inventer une excuse valable pour décliner son invitation, j'ai eu la bonne surprise de recevoir un appel d'elle, une demi-heure avant, m'informant que vous vous étiez dé?lé. Je parie que vous étiez tellement désireux de m'éviter que vous vous êtes porté volontaire pour prendre le tour de garde d'un de vos collègues ! L'homme avait l'air tellement ahuri devant son ?ot de justi?cations que Paris, gênée, s'éclaircit la gorge avant de poursuivre : — Ecoutez, visiblement, vous n'avez pas plus envie de sortir avec moi que moi avec vous. Ce n'est pas que vous ne soyez pas séduisant. Tout au contraire ! se récria-t-elle en le voyant croiser les bras, les sourcils froncés. Mais en ce moment, je ne me sens pas du tout prête à fréquenter quelqu'un. Je traverse une période où je ne sais plus très bien qui je suis et... Regrettant aussitôt d'avoir laissé échapper ces con?dences, elle essaya de noyer le poisson : — Oh, je suis bien Paris O'Hara, rassurez-vous ! Je voulais dire que je ne sais plus très bien qui je suis sur un plan plus zen. Vous comprenez ? Son interlocuteur semblait surtout atteint d'une forte migraine. La jeune femme se tortilla, mal à l'aise. Elle était humiliée de constater que plus elle essayait de s'expliquer, plus la femme forte et sûre d'elle qu'elle avait toujours été apparaissait comme une pipelette écervelée. Une impression particulièrement désagréable et qui revenait souvent, ces derniers temps, parce que, vraiment, elle ne savait plus qui elle était. Et pas seulement sur un plan zen, d'ailleurs...
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