Couverture
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Informations
Souvenir de Captivite
Yves Badetz
Dernière mise à jour : 10/02/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Norma
Collection
Norma Editions
Série
—
Numéro de série
—
Format
Broché
Présentation
Broché
Parution
01-10-2014
Pages
64
Poids
170
Largeur
14.3
Hauteur
21.9
Épaisseur
0.9
Classification
Arts et Beaux livres > Beaux livres illustrés (histoire, nature, mode, transports...) > Histoire, Civilisation, Société
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Sommeillant dans un tiroir, un cahier de vingt dessins relatant la vie dans le camp de prisonniers d’Alten Grabow était conservé dans une maison de famille à Bénesse-lès-Dax, dans les Landes. À ce cahier, s’ajoutaient deux petits carnets de toile enduite noire couverts d’une écriture appliquée et soigneuse. Ces carnets sont ceux d’Henri Badetz (1893-1975) qui a consigné le récit de ses quatre années de captivité pendant la Première Guerre mondiale. Autant de témoignages d’une détresse certaine, mais peut-être également chanceuse, dans une guerre qui fut terrible. Incorporé à Bayonne dans le 49e Régiment d’infanterie, 11e Compagnie, matricule 4356, blessé et prisonnier de la première heure, Henri Badetz a vécu une guerre particulière qui lui a épargné de connaître les véritables « boucheries humaines » quotidiennes des soldats de 14-18. Ce jeune homme va passer toute la guerre en captivité, pendant deux ans dans le camp de prisonniers d’Alten Grabow, à Dornitz, près de Magdebourg en Saxe, avant d’être envoyé comme ouvrier agricole dans un domaine tenu par une Allemande, francophile, ancienne élève de la Sorbonne et de l’école des Chartes. De la vie dans le camp subsistent ces dessins touchants qui conservent à la fois la fraîcheur d’un message optimiste et le souvenir du cauchemar collectif des prisonniers, celui des années volées par l’ignoble guerre. Fort heureusement il vécut longtemps, alors qu’autour de lui ses beaux-frères, tous gazés, moururent des suites d’une guerre qui l’avait effleuré et miraculeusement épargné. Ces vingt dessins accompagnant de courts extraits choisis dans les carnets d’Henri Badetz qui décrivent avec minutie et concision la vie dans les camps constituent un témoignage bouleversant sur le quotidien des prisonniers pendant la Grande Guerre. Ces feuilles révèlent un vrai talent d’artiste. Dans leur apparente naïveté, dans une manière qui n’est pas sans faire penser au trait d’un Pinchon (le créateur inspiré de Bécassine), Henri Badetz dresse l’émouvant décor de ce qui pourrait bien être le grand et petit théâtre du prisonnier.
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