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Fiche livre

EAN : 9782280222105 · Données disponibles
EAN 9782280222105
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Couverture
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Poche Harlequin Parution : 01-01-2011 438 pages
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Informations
Troublante intuition / L'ombre de la passion
Kathleen Creighton
Dernière mise à jour : 05/04/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Prelud'
Série
Numéro de série
Format
Poche
Présentation
Parution
01-01-2011
Pages
438
Poids
290
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
Romance > Romans d'amour, romans sentimentaux > Sentimental suspens > Troublante intuition / L'ombre de la passion
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
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Troublante intuition?>KATHLEEN CREIGHTON?>Prologue ?>Las Vegas, Nevada ?>– J'avais cinq ans. Je m'en souviens parce je venais tout juste de fêter mon anniversaire. Mes parents m'avaient emmené dans un parc, et il y avait un poney. Le sourire d'Holt vacilla. – Je pense que c'était la première et la dernière fois que je suis monté à cheval, poursuivit-il. Quoi qu'il en soit, quelques jours plus tard, mes parents m'ont confié à une baby-sitter pour aller au restaurant puis au cinéma, et ils ne sont jamais revenus. Il prononça ces mots avec tant de détachement que Brenna mit un instant à comprendre. Elle marqua un temps d'arrêt, puis murmura : – Que s'est-il passé ? Ils ont eu un accident ? Il continua à lui caresser distraitement le bras. – On a retrouvé leur voiture sur le parking du cinéma. Mes parents n'y sont jamais allés. Ils ont tout simplement... disparu. Elle le regarda d'un air horrifié, presque incrédule. – Mais c'est complètement fou ! Les gens ne disparaissent pas ainsi ! – Eh bien si, répondit Holt Kincaid. Et plus souvent que tu ne pourrais le croire. ?>1 ?>Comme cela était souvent le cas, la journée d'Alan Cameron commença avec un cadavre. Trois cadavres, à vrai dire. Ils arrivaient généralement groupés. Il était maintenant un peu plus de midi, et l'une des affaires, celle du jeune Juan Miguel Alviera – dont le corps criblé de balles avait été retrouvé dans une allée entre deux voitures abandonnées –, avait été confiée à la brigade antigang. L'autre cas, celui de Walter et Louise Marchetti – qu'un voisin inquiet avait retrouvés dans leur lit, avec chacun une balle dans la tête –, avait été provisoirement classé en homicide suivi d'un suicide, en attendant les résultats de l'autopsie. Il ne restait plus qu'à rédiger le rapport, ce dont Alan devrait s'occuper lui-même puisque son coéquipier, Carl Taketa, était en train de goûter aux plaisirs de Cancun avec sa jeune épouse, Alicia. Comme la plupart des policiers, Alan détestait la paperasse. C'est pourquoi il se dit qu'il était largement temps d'aller déjeuner. Il éteignit son ordinateur, s'étira de tout son long et tendait la main vers sa veste lorsqu'il entendit une voix hésitante : – Veuillez m'excuser... Vous êtes le capitaine Cameron ? Il pivota sur sa chaise : – C'est bien moi. Une femme se trouvait à quelques mètres de lui, et il était manifeste qu'elle aurait donné cher pour être ailleurs. C'était souvent le cas – il le savait d'expérience – lorsque l'on était en face d'un membre de la brigade criminelle. – Que puis-je faire pour vous ? demanda-t–il avec cette voix bienveillante mais teintée d'autorité que prennent les officiers de police pour s'adresser aux citoyens a priori respectueux de la loi. Ce faisant, il enregistrait mentalement tous les détails concernant l'apparence et l'attitude de la femme. Grande, mince, trente-cinq ans environ, un corps de sportive... Visiblement pas un métier physique ou de plein air : ses mains étaient trop soignées et sa peau trop claire. Belle, c'était indéniable. Des yeux d'un bleu sombre aux reflets violets, avec des cils assez fournis pour être suspects, mais dont il était certain qu'ils étaient naturels. Les yeux d'Elizabeth Taylor, songea-t–il. Des cheveux châtain foncé soyeux... Ses traits étaient à peine trop aigus pour qu'elle ait un air de starlette, et cela, d'après lui, ne la rendait que plus intéressante. Habillée avec goût, d'apparence soignée, un air compétent... Elle n'était pas le genre de personne qu'il rencontrait d'ordinaire dans son travail, c'était certain. Elle s'approchait maintenant d'un air décidé, comme si elle venait de prendre une décision difficile. – Est-ce à vous que je dois m'adresser pour... Je suppose que vous appelez ça une affaire classée. Alan sentit son pouls s'accélérer : c'était le rêve de tout policier que de résoudre un crime non élucidé. Il s'efforça de répondre froidement : – Oui, c'est à moi. Il se retourna vers son ordinateur et posa la main sur la souris. – De quelle affaire parlons-nous ? Elle eut un petit geste de la main. Il leva les yeux vers elle et eut tout juste le temps de surprendre une expression fugitive sur son visage, sans toutefois parvenir à l'interpréter. – Oh non, elle n'est pas dans vos archives internet ! J'ai vérifié, mais... tout d'abord, votre fichier ne remonte pas assez loin dans le temps. Cette affaire aurait eu lieu avant ma naissance. Autour de 1975, probablement. Elle ferma les yeux et poussa un soupir, comme pour se détendre un peu. – Et puis... c'est très particulier. – Bon. Il se renversa sur sa chaise et attendit. Puis il se redressa et ajouta un peu trop tard, en désignant d'un signe de tête la chaise qui était à côté de son bureau : – Asseyez-vous, je vous en prie, madame... – Mademoiselle Merrill. Lindsey Merrill. Elle accepta son offre, mais s'installa sur le bord de la chaise. Elle avait posé son sac sur ses genoux et l'agrippait comme si elle marchait seule le soir dans une rue mal famée. Et cette fois-ci, alors qu'il l'observait avec attention, il surprit de nouveau cette expression de... de contrariété ? D'embarras ? Oui, c'était ça, avec une pointe de peur aussi, peut-être... Mais, tout comme la première fois, elle disparut trop vite pour qu'il puisse être certain de l'avoir bien interprétée. – A vrai dire, reprit-elle avec un léger soupir, je ne suis pas certaine qu'il y ait eu la moindre affaire,qu'elle soit classée ou non. Je ne suis même pas sûre que cela se soit réellement passé. Ses yeux bleus rencontrèrent les siens, comme à regret, lui sembla-t–il. Elle poursuivit : – Je ne veux pas vous faire perdre de temps. – Ne vous en faites pas pour cela. Il lui parlait d'une voix engageante, détendue, espérant la mettre à l'aise. Il ne pouvait s'empêcher de se demander s'il aurait été aussi patient si elle n'avait pas été si belle, distinguée et, de surcroît, célibataire. – Expliquez-moi pourquoi vous avez jugé utile de venir, et je déciderai moi-même si vous me faites perdre mon temps ou non. – Croyez-moi, lui répondit-elle d'un air caustique, je sais parfaitement ce que vous allez en penser. Et alors, je vous répondrai que je vous avais prévenu. Cette pique le prit au dépourvu, et il se surprit à sourire. – Bon, nous verrons. D'accord ? Il lui fit un petit signe de tête pour l'encourager, et comme elle semblait encore hésiter, il reprit : – Vous avez bien dit que cette affaire s'était passée avant votre naissance ? Alors, soit vous en avez entendu parler, soit vous avez lu quelque chose dessus. Je suppose que nous parlons d'un homicide ? Elle acquiesça. – Bon, commençons par là. Un autre soupir tremblant. Apparemment, ce qu'elle entreprenait était difficile pour elle. Elle finit par se lancer : – C'est quelque chose que ma mère m'a dit... – Bon... – Ma mère a la maladie d'Alzheimer. Elle attendit quelques secondes, puis reprit avec douceur : – Vous voyez ? Je vous l'avais dit. Il s'éclaircit la voix, et se tourna vers elle en fronçant les sourcils. – Attendez... Dites-moi si j'ai bien compris : votre mère a la maladie d'Alzheimer, et pourtant, elle vous a dit quelque chose qui vous a poussée à aller voir la police. Cela doit être particulièrement étonnant. Je vous écoute... Pendant quelques secondes, elle le regarda sans rien dire, et il vit les larmes lui monter aux yeux. Ses mains se crispèrent sur son sac. – C'est insensé, je le sais bien. Mais... elle est tellement bouleversée ! Elle pense sincèrement que ce qu'elle raconte est arrivé, et elle ne veut pas en démordre. J'ai dû lui promettre d'aller en parler à la police. Que pouvais-je faire d'autre ? L'angoisse qu'il lisait sur son visage lui faisait presque mal. Les larmes qui brillaient dans ses yeux de star de cinéma l'hypnotisaient. – Je vous comprends, dit-il avec un petit signe de tête, pour l'encourager à poursuivre. – Elle prétend... Elle s'éclaircit la voix, puis continua d'une voix étranglée : – Elle prétend que mon père, Richard Merrill, l'homme avec lequel elle est mariée depuis plus de trente-cinq ans et qu'elle a toujours aimé, n'est pas son époux. Elle dit qu'il a tué son véritable mari – qu'il l'a assassiné – et qu'il a essayé de la tuer elle aussi. Et ce n'est pas tout ! Sa ...
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