Couverture
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Informations
Un pacte si troublant / Retour à Cold Creek
Anna DePalo
Dernière mise à jour : 05/04/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Prelud'
Série
—
Numéro de série
—
Format
Poche
Présentation
—
Parution
01-05-2011
Pages
—
Poids
278
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
Romance > Romans d'amour, romans sentimentaux > Sentimental contemporain > Un pacte si troublant / Retour à Cold Creek
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Un pacte si troublant?>ANNA DePALO?>- 1 - ?>Depuis le fond de la salle de réception du Plaza, Tamara jeta un coup d'œil en direction de Sawyer Langsford, mieux connu sous le titre de comte de Melton, douzième du nom. Elle trouvait son rôle de témoin de la mariée déjà suffisamment pénible, surtout dans les conditions présentes, mais s'il fallait en plus qu'elle s'ingénie à éviter l'un des invités, cela devenait totalement insupportable... D'autant plus lorsque l'invité en question, Sawyer Langsford, était l'homme que son père voulait qu'elle épouse ! Elle avait pour principe de n'observer certaines personnes, à l'instar des bêtes sauvages et autres fauves dangereux, que depuis une distance respectable. Sawyer était celui que son père avait choisi pour devenir son mari. Un mariage de convenance bien sûr et elle n'avait pas son mot à dire. Elle ignorait néanmoins ce que le principal intéressé en pensait. Ce qui l'avait d'ailleurs toujours mise extrêmement mal à l'aise. Quoi qu'il en soit, son hostilité au projet, venait certes de son caractère totalement archaïque, mais aussi et surtout de sa profonde incompatibilité de caractère avec Sawyer. Cet homme était le portraitcraché de son père, un aristocrate bon teint, ambitieux et conservateur. Elle lui en voulait presque d'être présent aujourd'hui. N'avait-il pas quelque manoir à entretenir ? Ou au moins un donjon en ruine quelque part dans la campagne anglaise, où il pourrait passer ses week-ends ? Au lieu de cela, le voilà qui jouait les témoins au mariage de Tom Dillingham. Si seulement il avait des allures d'aristocrate déchu et ténébreux, mais au lieu de cela il rayonnait de toute son ambition et de toute sa fortune, dominant avec assurance toute l'assistance du regard. Pour être honnête, il n'était pas vraiment surprenant que pour un mariage huppé comme celui-ci, Sawyer soit en bonne place sur la liste des invités. C'était presque inévitable, pour quelqu'un qui travaillait dans les médias et connaissait toute la haute société new-yorkaise. Pourtant aujourd'hui, elle n'avait pas envie d'être honnête. Le mariage de Belinda et Tom s'était transformé en fiasco le plus total, et elle ne savait plus trop quelle attitude adopter. Tout avait pourtant très bien commencé, mis à part le fait que dès le début de la célébration, le regard de Sawyer était venu se poser sur elle. Elle n'avait pu s'empêcher de noter alors, qu'il avait décidément beaucoup d'allure. Son smoking noir soulignait son air supérieur, tout en mettant en valeur sa silhouette si masculine. Ses cheveux châtain clair se paraient de reflets de feu grâce à la lumière qui descendait desvitraux de l'église, comme pour mettre à jour l'ange maléfique qu'il était probablement. C'était peu après, alors même que le prêtre s'apprêtait à prononcer la formule consacrée, que cette somptueuse cérémonie avait tourné court. Devant l'assemblée ébahie, Colin Granville, marquis d'Easterbridge, avait tapageusement interrompu la noce pour déclarer que son mariage avec Belinda à Las Vegas, deux ans auparavant, n'avait jamais été annulé. Puis ces deux derniers avaient disparu et depuis lors, Tamara n'avait pas retrouvé trace de son amie. Maintenant, elle observait les manœuvres d'approches entreprises par son père auprès de Sawyer, depuis le fond de la salle. Après quelques minutes de discussion entre les deux hommes, Sawyer leva les yeux vers elle et leurs regards se rencontrèrent. Il avait un beau visage, elle devait l'admettre, mais ses traits étaient inflexibles. On aurait dit ces profils des grands conquérants qu'on retrouvait sur les timbres anciens. Sa stature était imposante, solide comme un roc. Lorsqu'un demi-sourire se dessina sur ses lèvres, elle sentit son pouls accélérer. Déconcertée, elle détourna le regard. Sa réaction était certainement le fruit de son exaspération... Soudain, un doute l'envahit. Sawyer était-il au courant des intentions de Colin ? Elle alla même jusqu'à suspecter qu'il lui ait donné des informations dont il disposait en tant que témoin sur le déroulement de la cérémonie... Ils étaient plutôt proches tous les deux à ce qu'elle savait. Cela ne l'étonnait pas du tout d'ailleurs que Sawyer soit ami d'un malotru tel que le marquis d'Easterbridge, qui venait au passage d'acquérir un nouveau titre, celui du plus grand briseur de noces ! Elle balaya l'assistance du regard, prenant soin d'éviter Sawyer. Impossible de localiser Pia Lumley, qui était en charge de l'organisation du mariage et représentait le troisième pilier du trio d'amies qu'elles formaient avec Belinda. N'était-ce pas elle qui avait encouragé tout le monde à se retrouver tout de même pour un cocktail dans le salon de réception du Plaza ? Avait-elle réussi à mettre la main sur Belinda ? A moins qu'elle se soit cachée quelque part, désespérée du désastre qui venait de lui tomber dessus... La dernière fois qu'elle avait vu Pia, la pétillante blonde était auprès de James Carsdale, duc de Hawkshire, un autre ami de Sawyer pour changer, et l'avait ensuite laissé pour se diriger vers les arrière-salles où se trouvait le personnel. Tamara soupira en fermant les paupières. Lorsqu'elle les rouvrit, son regard tomba sur celui de Sawyer. Un demi-sourire lui monta aux lèvres alors qu'il la regardait, puis il se tourna vers le père de Tamara à qui il dit quelques mots avant que les deux hommes ne la fixent d'un même regard. C'est alors qu'ils se levèrent pour venir à sa rencontre. L'espace d'un instant, elle se demanda comment esquiver cette rencontre déplaisante. Impossible de s'enfuir discrètement, hélas... Et Sawyer qui la fixait de son regard provocateur... Elle se redressa donc pour les affronter, même si elleavait conscience qu'un scandale suffisait sans doute pour la journée, elle était toute disposée à ajouter la cerise sur le gâteau ! Après tout, Sawyer devait une partie de sa fortune à la presse à scandale qui se délectait des récits de ce genre d'éclats touchant la haute société aristocratique. Ce serait finalement lui assurer une anecdote croustillante de plus pour remplir ses colonnes le lendemain ! Elle les accueillit donc froidement, le visage fermé. – Tamara, ma chérie, dit son père, tu te souviens de Sawyer, n'est-ce pas ? J'imagine que je n'ai pas besoin de vous présenter ! – En effet, ce ne sera pas nécessaire, répondit-elle, très peu sensible à l'humour de son père. Sawyer inclina la tête. – Tamara, c'est un plaisir de vous revoir, cela faisait si longtemps. Probablement pas assez longtemps de son point de vue. – J'ai l'impression que le mariage du jour fera votre bonheur, déclara-t–elle. Il lui adressa un regard interrogateur. – La célèbre chroniqueuse Jane Hollings est bien l'une de vos journalistes, n'est-ce pas ? Elle va sans doute faire ses choux gras de cette débâcle. Un léger sourire monta aux lèvres de Sawyer. – En effet, c'est fort possible. – Ne redoutez-vous pas de devenir un jour le sujet de votre propre presse à scandale ? – C'est un risque que je veux courir, je suis foncièrement pour la liberté de la presse, répondit-il un large sourire aux lèvres, cette fois-ci. – Oh, quel noble sentiment de votre part ! répliqua-t–elle, moqueuse. Au lieu de se montrer offensé par sa réponse, il sembla s'en amuser. – Mon titre de comte est peut-être héréditaire, mais celui de baron de la presse, je l'ai acquis seul, auprès de l'opinion publique, vous ferais-je remarquer. Elle se retint de lui demander si son arrogance aussi était héréditaire. – Et si nous abordions un sujet plus plaisant ? proposa le père de Tamara après s'être raclé la gorge. J'ai l'impression que c'était hier que je devisais avec monsieur votre père, Sawyer, dans ce même salon, en dégustant un bourbon d'exception, tout en imaginant les formidables possibilités qui résulteraient d'une union de nos deux noms. Difficile de ne pas comprendre où il voulait en venir... Mortifiée, elle retint son souffle un instant en fixant ostensiblement son père. Il semblait que sa présence et celle de Sawyer en ces lieux lui avaient rappelé la vieille lubie qu'elle espérait enterrée depuis déjà longtemps. Il y a quelques années, lors du décès du comte de Melton père, elle avait espéré que cette notion ri...
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