Couverture
image_key: 978/22/80/9782280841849_a65139edc6c7a74c
Informations
Une place dans ton coeur
Cynthia Thomason
Dernière mise à jour : 08/03/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-05-2008
Pages
—
Poids
244
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
978/22/80/9782280841849_a65139edc6c7a74c
Prologue Le bruit de la porte d'entrée sortit Tina de la torpeur où l'avait plongée le somnifère. Elle jeta un coup d'œil au réveil sur la table de chevet. 2 h 18. Wayne avait promis d'être rentré à minuit, mais Tina avait su que ce ne serait pas le cas. Elle tendit le bras et attrapa le verre d'eau posé par terre, près du lit, et le porta à ses lèvres. C'était la dernière gorgée, elle lui parut amère. Elle laissa tomber le verre vide qui roula sous le lit et alla tinter contre le ?acon de somnifères vide, caché là deux ou trois heures plus tôt a?n que personne ne le remarque. La botte de Wayne heurta bruyamment la porte entrebâillée de la chambre, l'ouvrant toute grande. Il resta un moment immobile, les yeux tournés vers la faible lumière que diffusait la lampe de chevet de Tina. — Tu ne dors pas ? demanda-t-il sans nécessité. — Tu avais promis d'être là il y a des heures, dit-elle d'une voix pâteuse. Il referma la porte et avança d'un pas incertain jusqu'au milieu de la pièce. — Ne commence pas, Tina. Je suis claqué. Il passa son T-shirt par-dessus sa tête, le jeta sur la chaise derrière lui, puis déboutonna son jean. — Où étais-tu ? s'enquit-elle, sachant que, quelle que soit sa réponse, elle ne le croirait pas. — Je te l'ai dit. A l'académie de billard, avec mon frère. Nous avons fait quelques parties. — Jusqu'à 2 heures du matin ? — Ouais, jusqu'à 2 heures. Il ôta son pantalon et l'envoya rejoindre le T-shirt sur la chaise. Un ef?uve de parfum bon marché parvint aux narines de Tina. — Daryl sent vraiment bon, ces jours-ci, ironisa-t-elle. Wayne se glissa dans le lit. — Je préfère ne pas relever ça. Il y avait des femmes au bar, qu'est-ce que tu t'imagines ? — Je veux que tu me dises où tu étais réellement pendant tout ce temps. Il roula sur le côté. — Eteins la lampe. Elle s'assit. La tête lui tournait et elle se sentait nauséeuse, mais elle n'allait pas céder aussi facilement. Toute la soirée, elle s'était préparée à cette confrontation. Non, elle s'y préparait depuis des semaines, et ce soir, elle devait avoir lieu. Elle redressa les épaules. — Wayne, il faut que nous parlions. Elle le sentit se crisper, mais il ne se tourna pas vers elle. — Parfait. Parle si tu veux, mais moi, je dors. Tina sentit une seule larme rouler sur sa joue. Elle l'essuya. — Je suis affreusement malheureuse. — Rien de bien neuf, dit-il en bâillant. — C'est sérieux, Wayne, je... — Dors, Tina. On parlera demain matin. Un sanglot s'étrangla dans la gorge de Tina. — Ça ne peut pas attendre demain. — Il va bien falloir pourtant, dit-il en donnant un coup de poing dans son oreiller. Tina tressaillit. — Maintenant, dors, reprit-il. Ou au moins laisse-moi dormir. Elle attendit encore un petit moment, espérant qu'il se tourne vers elle, qu'il dise quelque chose d'autre. Mais il n'en ?t rien. Le réveil indiquait 2 h 26 quand Wayne se mit à ron?er. Tina se leva, lissa sa robe de chambre sur son corps moite et alla à la salle de bains. Appuyée au lavabo, elle examina son re?et dans la glace. Quand était-elle devenue si vieille ? si triste ? si lasse de la vie ? Elle tituba jusqu'à la salle de séjour et prit une enveloppe sur le vieux bureau de chêne marqué de brûlures de cigarettes. Elle l'avait cachetée deux ou trois heures plus tôt. Quelque part dans un recoin de son esprit, elle avait conservé le faible espoir qu'elle pourrait la détruire, que quelque chose allait se produire qui la détournerait de son projet. Un fol espoir, voilà ce que cela avait été. Elle prit un crayon, écrivit « Pour Wayne » sur l'enveloppe et la posa contre une photo d'elle et de sa ?lle sur le manteau de la cheminée. Elle gagna ensuite la seconde petite chambre de la vieille maison et se tint debout près du lit de Katie. L'enfant dormait paisiblement, inconsciente, dans son sommeil, des larmes qui ruisselaient sur le visage de sa maman. Tina savait que Katie n'était plus tranquille et heureuse que dans ses rêves. Les enfants sentent quand quelque chose ne va pas, quand leur monde est sur le point de s'écrouler, quand ils ne peuvent plus compter sur leurs parents pour prendre soin d'eux et les protéger. Tina avait trop souvent déçu les attentes de Katie. Elle se pencha au-dessus du lit, repoussa les boucles blondes du front de son enfant et embrassa doucement sa joue. — Je suis désolée, mon ange, murmura-t-elle. Mais tout ira mieux pour toi maintenant, je te le promets. Tina regarda sa ?lle un long moment encore, puis quitta la pièce. Wayne ferait ce qu'elle lui demandait. Au moins pouvait-elle compter sur lui pour faire ce qu'il devait faire pour Katie. Elle traversa la maison d'un pas presque léger, libre en?n, sûre d'elle pour la première fois depuis des années, convaincue du bien-fondé de la décision qu'elle avait prise. Elle sortit par la porte de derrière et se dirigea vers le lac. Au bord de l'eau, elle s'arrêta et se retourna pour regarder la maison. L'auvent qui protégeait le porche commençait à s'affaisser. Personne ne s'était occupé de réparer la remise, partiellement détruite lors de la dernière tornade, et la tondeuse et les outils de jardinage rouillaient en vrac sur la terre argileuse que les mauvaises herbes avaient commencé à envahir. C'était l'image même de sa vie qui, petit à petit, jour après jour, s'était effritée, délabrée jusqu'à n'être plus qu'une ruine. Mais elle pouvait sauver sa ?lle de cet anéantissement. Ça au moins, elle pouvait encore le faire.
API (debug)
/api/v1/lookup?ean=9782280841849
Librairies
Outils de recherche:
(liste non exaustive)
Vous constatez une erreur ?
Connectez-vous pour proposer une correction et recevoir 20 crédits MetasBooks après validation.