Fiche livre
EAN : 9782280205993
· Données disponibles
Couverture
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Informations
Les héritières de la Nouvelle-Orléans 6 - L'amour rebelle
Lori Wilde
Dernière mise à jour : 09/04/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
Les héritières de la Nouvelle-Orléans
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
15-06-2007
Pages
—
Poids
148
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
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Classification
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Image key
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LORI WILDE Lori Wilde est une ancienne infirmière agréée qui écrit désormais des romans à plein temps. Quand on lui demande ce qu'elle aurait aimé être si elle n'était pas devenue romancière, elle répond sans hésiter : un chef. Cette passion remonte à son enfance où, aînée de cinq enfants, elle s'est mise aux fourneaux à l'âge de huit ans. Même en ces temps de restauration rapide et de plats préemballés, rien ne détend mieux Lori que de préparer un bon repas avec trois fois rien, chez elle, pour les gens qu'elle aime.1. Il faisait chaud dans la cuisine du restaurant, mais c'est de colère que bouillait la sous-chef, Mélanie Marchand. Un gumbo aux fruits de mer mijotait à l'arrière de la cuisinière, parfumant l'air de sa bonne odeur de paprika, de poivre de Cayenne, d'ail et d'oignon. Dans le four, une armada de pommes de terre rôtissait, tandis que de larges tranches de pain français doraient dans le toasteur. Chez Rémy, on ne chaumait pas aux premiers beaux jours de Mardi gras. Sous le ventilateur défectueux qui tournait laborieusement au plafond, les frisettes noires de la queue-de-cheval de Mélanie s'aggloméraient sur sa nuque en sueur. Elle essuya son front moite d'un revers de main agacé. Elle venait juste de constater que le plat innovateur qu'elle avait griffonné la veille au soir sur l'ardoise magique, où le menu du jour était affiché par le chef cuisinier Robert LeSœur, avait été ostensiblement barré au marqueur rouge. Grrr. Elle grinça des dents. Sans la moindre explication, Robert avait purement et simplement rayé sa nouvelle spécialité. Elle se sentit comme une laissée-pour-compte. Un sentiment qu'elle avait trop souvent connu pour être la benjamine des quatre filles de la maison. Si Charlotte était la coquette, Renée, la charmante, et Sylvie, la blagueuse, Mélanie, elle, était la petite dernière. Seuls ses talents culinaires avaient réussi à la distinguer. Carrant les épaules d'un air décidé, Mélanie se dirigea à grands pas vers le réfrigérateur et en sortit non sans peine une dinde d'une taille impressionnante. Que cela plaise ou non à Robert, elle ferait son plat. Il ne pouvait pas la renvoyer de toute façon. Chez Rémy, le restaurant chic de l'Hôtel Marchand, établissement quatre étoiles, comptant parmi les plus anciens îlots du Quartier français de La Nouvelle-Orléans, appartenait à sa famille. Ignorant le regard médusé des autres cuisiniers, elle hissa la lourde dinde sur le plan de travail, la vida et la badigeonna d'huile d'olive. Tous les regards allèrent de l'ardoise à la jeune femme. Cela avait tout l'air d'une mutinerie, mais personne ne s'avisa de faire la moindre remarque. Seul Jean-Paul Beaudreau, qui travaillait pour la famille de Mélanie depuis qu'elle était petite, arbora un grand sourire en murmurant dans son dialecte cajun quelque chose à propos du sex-appeal des femmes impétueuses. Pfff... Impétueuse, elle ? Elle voulait simplement qu'on l'écoute. De deux choses l'une : soit LeSœur s'amusait à la provoquer, soit il avait besoin d'un appareil auditif. Elle saisit l'imposante volaille et l'emporta vers la rôtissoire. — Elle est trop grosse. La voix de Robert lui fit l'effet d'une brise rafraîchissante sur ses oreilles en feu. Elle tressaillit, oubliant un instant son esprit de vengeance. Mais, luttant contre l'exaspérante et trop évidente attirance sexuelle que lui inspirait cet homme, elle se reprit vite et continua à essayer de faire entrer la dinde dans le four comme si de rien n'était. — Vous m'entendez ? Une goutte de sueur roula entre ses seins. Elle n'allait pas capituler. Elle s'acharna sur sa volaille comme la demi-sœur de Cendrillon s'efforçant de faire entrer son grand pied dans le petit soulier de verre. « Il faut qu'elle entre. Pas question de lui donner raison. » Nul doute, elle était d'humeur combative ! — Si vous y tenez tant que cela, laissez-moi au moins vous aider, vous allez vous blesser, dit doucement Robert, en se tenant près d'elle. Beaucoup trop près d'elle. Croyait-il qu'elle ne voyait pas clair dans son petit jeu ? L'aider ? Ce qu'il voulait, c'était reprendre les choses en main et la dominer, rien de plus. Elle l'imaginait tout à fait en général des armées, aboyant ses ordres à ses troupes. Mélanie serra les mâchoires. Elle n'allait pas se laisser mettre la pression par ce type. — Décampez ! dit-elle sans ménagement. Il se plaça derrière son dos et passa ses bras musclés de part et d'autre de sa taille pour essayer de s'emparer de la dinde glissante d'huile qu'elle tenait devant elle. L'air devint subitement suffocant et Mélanie savait bien que la chaleur n'y était pour rien. Robert la touchait et ce qui la paniquait, c'est que ce contact la mettait sens dessus dessous. Son souffle chaud sur sa nuque, sa poitrine frôlant son dos, ses bras se frottant aux siens tandis qu'ils luttaient ensemble pour introduire la dinde dans la rôtissoire... Décidément, il y avait trop de proximité entre eux.
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