Fiche livre
EAN : 9782280834810
· Données disponibles
Couverture
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Informations
Les héritières de la Nouvelle-Orléans 8 - Mariage en Louisiane
Ingrid Weaver
Dernière mise à jour : 05/04/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
Les héritières de la Nouvelle-Orléans
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
15-08-2007
Pages
—
Poids
140
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
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Classification
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Image key
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INGRID WEAVER Pour écrire son premier livre, Ingrid Weaver a installé sa vieille machine à écrire dans la salle de jeux de ses enfants. Elle a écrit vingt-deux romans depuis. La machine à écrire a cédé la place à un ordinateur auprès duquel trône un prix de la fondation RITA (Romance Writers of America). Mais l'enthousiasme d'Ingrid n'a pas faibli. « J'écris parce que la vie nous offre des myriades d'opportunités mais que les plus belles sont celles que l'on façonne soi-même », a-t-elle coutume de dire. Ingrid habite une ferme située à quelques kilomètres de Toronto. Lorsqu'elle n'est pas en train d'écrire, elle s'adonne à ses deux passions : le jardinage et le tricot.1. Le masque de Mardi gras était constitué d'un habile assemblage de plumes blanches et de petits sequins. Il était à peine plus long que la main de Charlotte et ne pesait quasiment rien. Il était si fragile qu'il évoquait plus un bibelot précieux qu'un déguisement de carnaval. En fait, songea-t-elle, il paraissait tout droit sorti d'un conte de fées. Mais il y avait longtemps qu'elle ne croyait plus aux contes ou aux fins heureuses. La vie lui avait enseigné que les bonnes marraines n'existaient pas et que l'on ne pouvait compter que sur soi-même pour forger son destin. Le monde réel ne pardonnait ni la faiblesse ni la naïveté et, pour réaliser ses rêves, il fallait faire preuve de force et d'audace. Pourtant, ce jour-là, Charlotte aurait désespérément voulu croire à la magie. Elle essuya une larme qui coulait le long de sa joue et prit une profonde inspiration, s'efforçant de recouvrer un semblant de contrôle. Elle ne pouvait se permettre de céder à la pression, même ici, dans l'enceinte de son propre bureau. Résolument, elle replaça le masque sur sa table de travail et se concentra sur le dossier qui se trouvait devant elle. Il était tard et elle était arrivée à l'hôtel à l'aube mais il lui restait encore beaucoup de travail avant de pouvoir rentrer chez elle. Quelque part parmi ces tableaux de chiffres se trouvait la solution à ses problèmes et elle devait absolument tout mettre en œuvre pour la découvrir. La semaine qui précédait le Mardi gras était le moment le plus déterminant de la saison touristique. C'était d'elle que dépendait en grande partie l'avenir de l'établissement et de ses employés. Malheureusement, cette année-là, le nombre de réservations avait connu une chute vertigineuse. Les nombreux problèmes auxquels l'hôtel avait dû faire face au cours des derniers mois avaient entraîné une vague d'annulations et rogné de façon sensible les profits dégagés. Jusqu'alors, les Marchand étaient parvenus à compenser ces pertes en injectant des capitaux personnels. Mais il n'était plus possible de recourir à une telle solution. La situation financière de la famille commençait à son tour à devenir préoccupante. En fait, si Charlotte ne parvenait pas à redresser la barre au cours de la semaine suivante, elle devrait probablement se résoudre à déposer le bilan. Et cette idée lui était intolérable. Cet hôtel avait été fondé par ses parents et ils avaient consacré toute leur vie à en faire un établissement reconnu et apprécié. Fort heureusement, le Mardi gras constituait une occasion rêvée pour redresser le budget catastrophique de l'hôtel. Les touristes qui affluaient à La Nouvelle-Orléans pour assister au traditionnel carnaval dépensaient sans compter. Et les profits dégagés en une semaine contribuaient généralement de façon non négligeable aux bénéfices annuels. Le regard de Charlotte tomba de nouveau sur le masque dont les plumes bougeaient doucement, agitées par un courant d'air qu'elle ne pouvait percevoir. Elle tendit la main et les caressa du bout des doigts. Une fois de plus, les larmes lui montèrent aux yeux et elle se réprimanda intérieurement. Le moment était vraiment mal choisi pour succomber à la pression qui s'était accumulée sur ses épaules au cours des semaines précédentes. D'ailleurs, elle n'avait pas pour habitude de se montrer aussi émotive. La plupart des gens qui la connaissaient la considéraient comme une femme responsable et décidée, dénuée de toute sensiblerie. Elle s'efforçait toujours d'agir selon son devoir et faisait passer l'intérêt de sa famille avant le sien, quel qu'en soit le prix. Bien sûr, il lui arrivait de se demander avec angoisse si elle n'était pas en train de passer à côté des plus belles années de sa vie. Elle s'abstenait généralement de faire part de ces états d'âme à ses proches. Mais, aujourd'hui, pour la première fois depuis très longtemps, elle aurait voulu pouvoir croire que tout finirait pour le mieux dans le meilleur des mondes. — Juste cette fois, murmura-t-elle. Est-ce vraiment trop demander ? Comme en réponse à sa question, l'alarme incendie se fit entendre, déchirant le silence d'un son strident. Charlotte sursauta et pria pour qu'il ne s'agisse que d'une fausse alerte, d'un court-circuit ou d'une farce de l'un des clients. Décrochant le téléphone, elle composa le numéro du portable de Jensen.
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