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Fiche livre

EAN : 9782848196725 · Données disponibles
EAN 9782848196725
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Broché Creer Parution : 22-03-2019 210 pages
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Informations
De Menet à Neuvialle LES PONTS MAUDITS
ROUCARIE Philippe
Dernière mise à jour : 08/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Creer
Collection
POLAR
Série
Numéro de série
Format
Broché
Présentation
Broché
Parution
22-03-2019
Pages
210
Poids
287
Largeur
15
Hauteur
21
Épaisseur
1.5
Classification
Policier & Thriller > Romans policiers > Policier humoristique > De Menet à Neuvialle LES PONTS MAUDITS, Les ponts maudits
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Le village où il habitait et dont il ne parlait jamais sans un trémolo dans la voix, c’était celui qui l’avait vu naître, qui l’avait vu grandir, qui était son havre de bonheur. Et il avait un nom qu’il n’énonçait pas mais qu’il étalait comme un baume, une crème contre la brûlure, l’envie, la jalousie des jours et des gens, celle qu’il ne voulait pas voir car il l’oubliait. Ce village, c’était Soleilladou. Mais, pour lui, pour la façon dont il le présentait, il n’apparaissait jamais comme il l’avait appris à l’école, écrit en un seul mot. Il le distillait, se le répétait, le faisait revivre !… – Tu habites où ?… La réponse était la même… Toujours !… – À soleil à doux !… Et c’était vrai !… Les premiers rayons étaient pour lui… les derniers l’étaient aussi !… Quand il était usé d’avoir tant marché, tant couru, tant travaillé, assis sur la pierre qui l’attendait à sa porte, c’était le bonheur qui l’enveloppait dans son intégralité. Mais, derrière cette apparence bucolique il y avait quand même une réalité avec quelques tâches. D’abord, il était braconnier. C’était l’évidence. Il était trop adroit, trop inventif pour ne pas utiliser ces dons dans une vie qui lui tendait les bras. Braconnier ?… Le fait était admis, toléré même, pratiqué depuis toujours par le monde paysan qui, dans cette occupation en marge, risquée parce qu’interdite, n’était jugé que comme un retour à la Justice, le gibier, élevé à la campagne restant la propriété de la campagne. Mais, dans l’inconscience du jugement, ce gibier qui était la propriété de tous en général, devenait celle de chacun en particulier lorsqu’un plus malin s’avisait d’en escamoter une part. Jeannot écumait la rivière. Chez lui, ce n’était pas une simple envie, c’était une tentation et il n’y résistait jamais. Or, chaque fois, il était quelqu’un pour le voir, le dire, le critiquer. Et pourtant, chacun savait que l’appât du gain n’était pas sa mobilisation. Souvent, les truites, il les donnait. Cependant, de ce détachement apparent il accumulait les créances, devenait « gentil » puis indispensable. Toutes les cuisines lui étaient ouvertes.
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