Couverture
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Informations
Dire le temps
Francoise Dastur
Dernière mise à jour : 10/02/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Encre Marine
Collection
Encre Marine
Série
—
Numéro de série
—
Format
Broché
Présentation
Poche
Parution
01-01-2002
Pages
256
Poids
401
Largeur
10.5
Hauteur
16
Épaisseur
1.4
Classification
Sciences humaines et sociales, Lettres > Philosophie
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Françoise Dastur donne une seconde édition, « revue et corrigée », de l'ouvrage issu de sa thèse, Die le temps : esquisse d'une chrono-logie phénoménologique, dont la première édition avait paru en 1994.« Dire le temps » : vieille question (saint Augustin demeure une indispensable référence) n'ayant pas fini d'alimenter des débats. Chez les philosophes le discours sur le temps ne saurait consister en une étude de la chronologie ni en une science de la fixation des dates. S'agit-il alors de dire l'« être » du temps, un « être » temporel ? Mais est-ce possible depuis que, avec Aristote, le sens de « être » est devenu aporétique ? F. Dastur, spécialiste de la mort et du temps, s'appuie sur le premier Heidegger, celui de Être et Temps (profitant de l'occasion pour corriger quelques « fautes » théoriques de traduction, notamment à propos du mot « Sprache », « parole », qu'elle attribue à François Fédier, le très officiel traducteur de Heidegger). Elle propose ainsi d'élaborer une nouvelle logique qui parvienne à réinsérer dans ses énoncés le moment temporel, estimant qu'il a été banni dans la constitution de la pensée moderne. Elle se réclame aussi de la philosophie du langage de Humboldt (1835), l'un des premiers à avoir conçu le caractère essentiellement transitoire de la langue. Le sens du rapprochement de ces deux sources de pensée est clair : il s'agit de contribuer à une « logicisation » du temps (de ce qui passe), en évitant si possible le « piège » dans lequel les Lumières seraient tombées et qui a consisté à « détemporaliser » la ratio latine, devenue alors la raison moderne.L'ouvrage est accompagné d'un appendice (probablement une thèse d'habilitation, au vu de son contenu et de sa forme) plus explicite encore. La question de départ : peut-on dire l'éclair de la présence ? débouche finalement sur la poésie, ce qui est bien la réponse heideggerienne à ce type d'interrogation. Ainsi cet appendice interrogeant simultanément la temporalité et le langage résume-t-il toute la perspective de l'auteur. Celle-ci n'acquerra tout son sens que pour les lecteurs familiers des modes de pensée et d'expression de la phénoménologie.
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