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Fiche livre

EAN : 9782070713356 · Données disponibles
EAN 9782070713356
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Couverture
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Grand format Gallimard Parution : 25-10-1988 696 pages
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Informations
Mémoires De Prison
Graciliano Ramos
Dernière mise à jour : 19/01/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Gallimard
Collection
Du monde entier
Série
Numéro de série
Format
Grand format
Présentation
Broché
Parution
25-10-1988
Pages
696
Poids
730
Largeur
15
Hauteur
22
Épaisseur
4
Classification
Littérature générale > Romans > Romans étrangers
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Image key
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En 1936, Graciliano Ramos est directeur de l'Instruction publique de l'État d'Alagoas, dans le Nordeste brésilien. C'est aussi un écrivain connu. Il vient de publier São Bernardo, il achève Angústia (Angoisse). Ce qu'il écrit, ce qu'il pense composent de lui la figure d'un homme libre. Il n'en faut pas davantage alors pour devenir suspect : le climat politique est tendu, Getúlio Vargas prépare le coup d'État qui installera la dictature de l'Estado Novo. Les prisons se remplissent. Les communistes sont visés, mais aussi tout ce qui peut faire obstacle aux desseins de l'homme fort du Brésil : la gauche, les libéraux, les intellectuels, les étrangers. Un jour de mars de cette année agitée, Graciliano Ramos est arrêté, sans motif, sans explication. Pendant onze mois ce seront la même opacité, la même angoissante absurdité. Le fond de l'horreur est atteint au bagne d'Ilha Grande, colonie pénitentiaire sous les tropiques. Là sont parqués «politiques» et prisonniers de droit commun. Lorsqu'il quitte la colonie, Graciliano Ramos, à quarante-quatre ans, est un vieillard épuisé. Dix ans plus tard, il entreprend la rédaction de ses Mémoires de prison. Un projet longuement médité, longtemps ajourné. Il y consacrera les dernières années de sa vie. Livre de la mémoire, cet ouvrage ne sera pas un pamphlet politique. Graciliano Ramos se garde aussi de tout exhibitionnisme. Ce qu'il veut, c'est communiquer le plus aigu des sensations, des situations, des sentiments. Cette recherche au fond de soi et des autres était indissociable d'une réflexion sur la véracité du récit : une entreprise de rigueur. «Les prisons sont notre miroir», écrivait à Cannes, il y a quelques années, J.M.G. Le Clézio à propos du beau film de Nelson Pereira dos Santos adapté de ces Mémoires. Ces mots valent pour ce chef-d'œuvre de la littérature brésilienne.
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