MetasBooks API
Connexion Inscription

Fiche livre

EAN : 9782909422510 · Données disponibles
Couverture
Couverture
Broché Encre Marine Parution : 01-01-2002 152 pages
image_key: 978/29/09/9782909422510_a5f54553a6318dfb
Informations
Océaniques
François Solesmes
Dernière mise à jour : 10/02/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Encre Marine
Collection
Encre Marine
Série
À la mer.
Numéro de série
Format
Broché
Présentation
Relié
Parution
01-01-2002
Pages
152
Poids
901
Largeur
32
Hauteur
32
Épaisseur
1.6
Classification
Littérature générale > Poésie
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
978/29/09/9782909422510_a5f54553a6318dfb
Après la monumentale Ode à l'Océan, François Solesmes nous offre le prolongement de ces somptueuses Océaniques dont les versets se déroulent sans fin sur les plaines mouvementées de la mer. En vérité, il n'y a dans ces pages qu'un seul poème aussi indéchirable que le tissu même de la Création. Le passage des vagues efface et recommence avec ivresse l'orgie perpétuelle de l'Origine. Toutes les couleurs du ciel confondues ne font plus qu'une seule lumière sur les eaux grises que l'âme absorbe au sein du vent avec un contentement sévère. "Qu'il consente à l'ascèse, qu'il s'accorde à l'unique : la profusion se lèvera de l'étendue." Les échos de la grande voix de St John Perse sont multipliés ici avec une telle exultation, qu'on a presque le sentiment d'une parole sans mémoire, issue du sein même des épaisseurs marines. Et en même temps, si riche, si complexe, allusive, successive, débordante de signes, qu'il nous semble que des siècles furent nécessaires pour l'enfanter. "Est-ce le plain de l'eau ? l'étale du reflux ? Toujours la mer est comble quand sa lèvre cisèle, quand sa lèvre sertit." On ouvre au hasard, on est roulé par les vagues, on suffoque, on crache comme un triton, on boit la tasse, pleine d'une ambroisie amère, on se fond dans la liqueur immense où il est impossible de se noyer quand elle traverse notre âme poissonneuse. "Toutes les eaux du monde font halte en cette cuve comble, avec leur convoi de reflets, leur escorte d'espace ; et cela fait une rumeur de flots amalgamés que l'on malaxe, une rumeur de l'abondance en acte où mille voix distinctes parlent encore des origines." Ah ! certes on pourrait marcher, courir sur cette houle étincelante, frapper l'écume du talon, si on laisse un certain souffle nous remplir, nous emporter au-delà de nous-même. En vérité une telle expérience de la Genèse laisse pressentir un autre espace, un autre temps. St John Perse précisément (qui s'appelait encore St-Léger Léger !) a raconté, que cheminant, tout jeune homme, avec Claudel, par un tunnel sous l'Elbe, en 1911, et l'interrogeant sur la mer alors que tous deux s'étaient arrêtés un instant, le Poète des Grandes Odes grommela soudain, comme pour lui-même : "La mer… la mer, c'est la vie future." Ainsi la poésie à l'ombre des plus grands se propage, et partage généreusement ses secrets.
API (debug) /api/v1/lookup?ean=9782909422510
Librairies

Outils de recherche:

(liste non exaustive)

    Vous constatez une erreur ?

    Connectez-vous pour proposer une correction et recevoir 20 crédits MetasBooks après validation.