Couverture
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Informations
L'amant de passage
Linda Style
Dernière mise à jour : 08/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
—
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-06-2008
Pages
344
Poids
244
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
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Image key
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Chapitre 1 Tina inspira profondément. Sur le seuil de la maison, la clé dans la main, elle hésitait encore. Six mois... Six longs mois avaient passé et elle ne s'était toujours pas départie du sentiment de vide qui s'emparait d'elle à la pensée de mettre de l'ordre dans les affaires de sa mère. Quand elle se décida en?n à ouvrir, poussant lentement la porte comme pour chasser du battant ses dernières réticences, elle fut frappée de sentir de nouveau l'odeur de cannelle qui l'avait accueillie si souvent, dans son enfance, à son retour de l'école. Elle entra et s'arrêta dans le salon. Tout y était exactement comme avant. Elle aurait presque pu s'attendre à voir sa mère surgir dans son décor familier : ses tableaux, accrochés aux murs, ses albums, empilés sur la table à côté d'une composition de ?eurs séchées et des poteries miniatures que Margaret Dundee avait cuites dans son four, à l'arrière de la maison. Les rayons d'un soleil matinal s'insinuaient par les volets à claire-voie, zébrant le canapé vert pâle sur lequel elle avait si souvent vu la silhouette frêle de sa mère, penchée sur un carnet à croquis... La jeune femme sentit les larmes lui monter aux yeux et cilla pour les refouler. Elle n'avait pas le choix : faire au plus vite ce qu'elle avait à faire et repartir. Si seulement la mort de sa mère n'avait pas été aussi brutale, l'accident si... incongru ! Elle ne parvenait pas à comprendre comment Margaret avait pu manquer un virage sur une route qu'elle empruntait quotidiennement. Pas plus qu'elle ne s'expliquait ce qu'elle faisait sur cette route à 2 heures du matin. Elle s'empara d'une des céramiques qui représentait une ?llette agenouillée, les mains jointes. Elle-même, petite et disant ses prières au pied de son lit, avant de se coucher. Elle contempla longuement l'objet, puis referma convulsivement ses doigts dessus avant de le glisser dans son sac TinaDesign. Elle alla ensuite dans la cuisine pour s'y préparer un café. Elle était partie de Phoenix à 5 heures du matin, a?n d'éviter les heures les plus chaudes de la journée et ne s'était pas arrêtée en route. Des fois que l'envie lui aurait pris de faire demi-tour. C'est qu'il lui avait fallu une bonne dose de courage pour se décider en?n à revenir dans la maison de sa mère... Elle venait de remplir la cafetière d'eau et refermait le robinet lorsqu'un bruit sourd se ?t entendre. Elle tendit l'oreille. Il lui sembla alors percevoir un grattement, puis plus rien. Sans doute le frottement d'une branche contre la façade de la maison ou le frôlement d'un écureuil gambadant sur le toit. Mais un nouveau bruit attira son attention. Incontestablement, il provenait de l'intérieur. Le cœur de la jeune femme ?t un bond dans sa poitrine et elle retint sa respiration, la cafetière toujours à la main. Allons ! Que pouvait-il bien se passer dans cette petite bourgade enfouie dans les montagnes de l'Arizona, sinon quelque chose de parfaitement naturel, inoffensif et explicable ! Elle haussa les épaules et s'engagea dans le couloir. Lorsqu'elle arriva devant la chambre de sa mère, elle ne put réprimer un petit cri. Les tiroirs de la commode étaient grands ouverts, certains même renversés sur le sol. Les rideaux blancs voletaient sous la brise estivale qui entrait par la fenêtre ouverte. Elle pivota sur elle-même pour s'assurer qu'elle était toujours seule. Quelque chose bougea sur sa gauche, une tache argentée qui traversa la chambre à la vitesse de l'éclair et alla se poster sur le rebord de la fenêtre. Tina laissa échapper un juron. — Bon sang, Tornade ! Tu m'as ?chu une de ces trouilles ! Fiche-moi le camp. Allez, ouste ! Rentre chez toi ! Et elle agita les bras devant elle pour faire sortir le chat angora des voisins. Mais l'animal s'arc-bouta, faisant gon?er sa fourrure et se mit à cracher. La jeune femme jugea préférable de ne pas insister et tira plutôt son portable de sa poche, puis composa le numéro de la police. — Je voudrais signaler une effraction au 7508 Kokopelli Drive, annonça-t-elle en sortant de la pièce. — Oui. Vous êtes ? — Tina Dundee. On s'est introduit chez ma mère. Tout est sens dessus dessous. — Est-ce qu'il y a quelqu'un dans la maison ? Vous êtes en danger ? — Je... Je ne pense pas, non. L'incident avait pu se produire juste après l'enterrement. — Votre numéro de téléphone ? Elle le récita machinalement, tout en se dirigeant vers le bureau. Elle s'arrêta sur le seuil et jeta un bref coup d'œil à l'intérieur. Le sol était jonché de papiers éparpillés. Les tiroirs étaient ouverts là aussi, et pourtant l'ordinateur n'avait pas bougé. Tina laissa courir son regard d'un bout à l'autre de la pièce. Malgré le désordre, rien ne semblait manquer. — Vous pouvez m'envoyer quelqu'un ? — Je transmets l'information en ce moment même, madame. Mes collègues sont déjà en route.
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