Connexion Inscription

Fiche livre

EAN : 9782280841559 · Données disponibles
EAN 9782280841559
← Accueil Dashboard
Couverture
Couverture
Harlequin Parution : 01-04-2008
image_key: 978/22/80/9782280841559_995d0be6eb77525d
Informations
Un secret au coeur
Linda Style
Dernière mise à jour : 08/03/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Série
Numéro de série
Format
Présentation
Parution
01-04-2008
Pages
Poids
244
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
978/22/80/9782280841559_995d0be6eb77525d
Chapitre 1 D'abord, elle crut que les lettres cramoisies qui dégoulinaient le long du mur avaient été tracées avec du sang. Horrifiée, elle resta plantée un long moment à l'entrée de sa salle de classe, n'en croyant pas ses yeux. Des graffitis partout : sur les bureaux, les murs, le tableau, les corbeilles à papier, même sur les panneaux d'affichage et les dessins qui y étaient accrochés. Puis elle décrocha le téléphone mural près de la porte et appela le bureau du directeur. Pas de réponse. Roy Sipowitz était pourtant là, d'habitude, à cette heure. Mais pas question de s'aventurer dans les couloirs à sa recherche alors que les auteurs des graffitis traînaient peut-être toujours dans l'établissement. Mieux valait appeler la police. — Allô ? Bonjour, je m'appelle Nicole Weston et je suis enseignante à l'école Barton. On vient de vandaliser ma salle de classe. — Est-ce que vous êtes blessée ? — Non, je viens juste d'arriver et de constater les dégâts. Pourriez-vous m'envoyer quelqu'un, s'il vous plaît ? — Vous êtes seule ? — Apparemment oui... Elle jeta un coup d'œil derrière elle, songeant soudain aux escaliers plongés dans le noir, aux portes de placards, aux recoins obscurs qui peuplaient les couloirs de la vieille école. — Pourriez-vous m'envoyer quelqu'un tout de suite ? — Des agents sont déjà en route. La standardiste avait à peine prononcé ces mots que la jeune femme entendit des sirènes au loin. Bientôt, les stridulations s'amplifièrent. Au même moment, la silhouette et la calvitie de Roy Sipowitz s'annoncèrent au bout du couloir. Le directeur s'avançait d'un air important, tel un coq inspectant son domaine. En voyant surgir dans l'école les officiers de police en uniforme, Roy afficha une expression ahurie. Puis ce fut au tour des agents administratifs d'accourir, un par un, en ouvrant de grands yeux. Les enfants ! Ils n'allaient pas tarder à arriver et ne devaient sous aucun prétexte voir leur salle de classe dans cet état ! Si ce spectacle avait mis Nicole mal à l'aise, l'effet serait encore plus déstabilisant sur de jeunes enfants. La jeune femme se tourna vers le directeur. — Ma salle a été saccagée, comme vous pouvez le voir, et comme je n'arrivais pas à vous joindre j'ai appelé la police. Je vais aller récupérer mes élèves avant qu'ils ne voient les dégâts... Comme elle se dirigeait vers la sortie, un policier l'intercepta et la bombarda de questions. Il ne voulait rien laisser au hasard car, au cours des trois derniers mois, deux écoles de Phoenix avaient été le théâtre d'échanges de coups de feu. Dans l'une d'elle, cinq élèves et un enseignant avaient même été pris en otages. Nicole n'ayant aucune idée de ce qui s'était passé, les questions du policier ne firent que redoubler son impatience. — Est-ce que je peux y aller, maintenant ? Je ne veux pas que mes C.P. voient ça. L'homme acquiesça. — Installez-vous dans la bibliothèque, proposa Roy Sipowitz. Bob vous apportera des chaises supplémentaires, s'il vous en manque. Nicole y conduisit donc sa classe. Le concierge de l'école n'ayant pas pris la peine de rendre le service demandé, tous les enfants s'installèrent par terre afin qu'il n'y ait pas de jaloux. La jeune femme leur présenta ce changement de salle comme une aventure. Si la plupart réagirent bien, quelques-uns en profitèrent pour chahuter. Aussi, lorsque midi sonna et que l'assistante d'éducation emmena les enfants au réfectoire, Nicole fut-elle soulagée d'avoir quelques instants à elle. Assise à la table de conférence, elle ferma les yeux, la tête entre les mains... — Y a mon père qui va venir vous voir, fit une petite voix. C'était un de ses élèves, un petit blond avec des yeux bleus, un regard triste. — Euh... parfait, euh... Michael. — Vous allez lui dire que je suis vilain ? — Pourquoi ? Tu as fait quelque chose de mal ? — Je faisais des choses mal avec l'autre institutrice, celle que vous remplacez. — Eh bien, Michael, tu t'es très bien comporté depuis mon arrivée. Oublions ce qui s'est passé avant et disons que c'est un nouveau départ. Le visage de l'enfant s'éclaira. Lorsqu'il eut rejoint ses camarades, Nicole essaya de se détendre de nouveau. Elle ne se rappelait pas avoir rendez-vous avec un parent d'élève. Il faudrait qu'elle jette un coup d'œil dans les papiers de l'enseignante qu'elle remplaçait. Elle tenait à bien faire son travail. Si seulement ses mains cessaient de trembler... La découverte des graffitis dans sa classe l'avait ébranlée beaucoup plus qu'elle ne le croyait. En fin de journée, soulagée de pouvoir enfin ranger ses affaires, elle retourna constater les dégâts. Mais, à sa grande surprise, sa salle de classe avait retrouvé son aspect habituel. Contournant les petites tables, elle atteignit son bureau et se laissa tomber sur sa chaise. Les produits utilisés pour nettoyer avaient laissé une forte odeur de térébenthine qui lui brûlait les narines.
API (debug) /api/v1/lookup?ean=9782280841559
Librairies

Outils de recherche:

(liste non exaustive)

    Vous constatez une erreur ?

    Connectez-vous pour proposer une correction et recevoir 20 crédits MetasBooks après validation.