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Fiche livre

EAN : 9782280814553 · Données disponibles
EAN 9782280814553
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Harlequin Parution : 01-01-2009 151 pages
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Informations
L'héritière de Madrigal Court
Lynne Graham
Dernière mise à jour : 08/03/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
Autre version disponible Livre numérique - Harlequin
Série
Numéro de série
Format
Présentation
Parution
01-01-2009
Pages
151
Poids
86
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
Littérature & Essais littéraires > L'héritière de Madrigal Court
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Image key
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1.?>— Les Metaxis attendent ma mort comme des vautours, lança Gladys Stewart avec des yeux brillants de haine. De vrais charognards ! Je les hais...L'infirmière acheva calmement de prendre la tension de la vieille dame et rangea son appareil.— Je ne sais pas qui sont ces charmantes personnes, enchaîna-t-elle en ignorant délibérément l'agressivité de la malade, mais je crains qu'elles ne soient déçues. Vous me paraissez tout à fait bien aujourd'hui. Votre tension est parfaite.Gladys lui lança un regard courroucé.— De quel droit vous immiscez-vous dans une conversation privée ? maugréa-t-elle. C'est à ma petite-fille que je parlais ! Ophélia ! Où es-tu, Ophélia ?La jeune femme, qui était occupée à ranger les vêtements de sa grand-mère, se tourna vers celle-ci tout en esquissant au passage un sourire d'excuse à l'adresse de l'infirmière.— Je suis là, grand-mère, répondit-elle.De taille menue, elle portait un pull trop grand pour elle et un pantalon informe qui ne parvenaient pas à dissimuler sa charmante silhouette aux rondeurs féminines. Un élastique disciplinait tant bien que mal son opulente chevelure couleur de blé mûr, laissant échapper des boucles folles qui lui retombaient gracieusement sur les épaules. Ophélia était tout simplement ravissante, d'une beauté à la fois piquante et naturelle...Gladys Stewart la dévisagea sans complaisance.— Si tu y mettais un peu du tien, tu aurais trouvé un mari depuis longtemps, fit-elle observer, sautant du coq à l'âne. Ta mère était une écervelée, mais au moins elle savait se servir de son physique, elle !Ophélia garda son calme. Célibataire par choix autant que par inclination, elle était habituée aux remarques acerbes de sa grand-mère, qu'elle parvenait à ignorer au prix d'une longue habitude.— Malheureusement, ça ne lui a pas beaucoup réussi, murmura-t-elle comme si elle se parlait à elle-même.Soudain, Gladys l'attrapa par le bras de sa main décharnée et l'attira à elle avec une force étonnante pour une femme âgée et malade.— Je ferai payer les Metaxis, je te le promets ! s'écria-t-elle d'une voix tremblante de rage. Ils ne perdent rien pour attendre ! Ils me croient au bout du rouleau, eh bien ils se trompent ! Je n'ai pas dit mon dernier mot. Lysander Metaxis va me maudire, quand il saura ce que je lui ai préparé !Ophélia retint un sourire désabusé. Comment une vieille femme épuisée et ruinée comme sa grand-mère pouvait-elle espérer nuire à ce milliardaire tout-puissant qu'était Lysander Metaxis ? La haine l'aveuglait !— Je ne vois pas vraiment ce qu'il peut craindre de toi, rétorqua-t-elle prudemment.— Attends de voir, riposta Gladys, et tu ne seras pas déçue. Le secret, c'est de rester propriétaire du château, ma petite, ajouta-t-elle sur le ton de la confidence. Si tu y arrives, je ferai en sorte que tous tes désirs soient exaucés. Je dis bien tous.Ophélia releva la tête, les yeux soudain brillants d'émotion.— Tu parles de Molly ? demanda-t-elle dans un souffle.Un sourire de triomphe se dessina sur les lèvres de Gladys. Elle avait enfin réussi à déstabiliser sa petite-fille.— Tu sauras ça en temps et en heure, assena-t-elle, énigmatique. Il te suffit de savoir que si tu agis comme je te le demande tu seras récompensée.— Récompensée ? La seule chose qui me tient vraiment à cœur est de retrouver ma sœur. C'est mon souhait le plus cher, tu le sais bien.La vielle dame eut un rire mauvais.— Tu as toujours été stupidement sentimentale ! lança-t-elle d'un ton méprisant.Un coup léger à la porte annonça l'arrivée du curé. Avec une admirable constance, il venait tous les soirs à la même heure visiter son irascible paroissienne.Ophélia le fit entrer en lui souhaitant la bienvenue, et il s'approcha du lit.— Vous perdez votre temps, glapit Gladys sans même prendre la peine de le saluer. Je ne donnerai pas un sou à votre église !Un sou qu'elle n'avait pas..., songea Ophélia en son for intérieur. Mais jamais sa grand-mère n'admettrait qu'elle était ruinée : obsédée depuis toujours par la réussite sociale et le paraître, elle continuait à nier l'évidence et à se raccrocher aux fantômes de sa splendeur passée. Madrigal Court, ce magnifique château élisabéthain que Gladys avait convaincu son mari d'acheter, était le seul vestige de leur fortune disparue, mais elle aurait préféré le voir s'effondrer plutôt qu'avouer qu'elle était obligée de le vendre...
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